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Le Chili resserre la sécurité après qu'un attentat ait fait 14 blessés

09/09/2014 01:14 EDT | Actualisé 09/11/2014 05:12 EST

SANTIAGO, Chili - La présidente chilienne a resserré mardi les mesures de sécurité et élargi les pouvoirs d'enquête de la police, après qu'un attentat à la bombe ait fait 14 blessés dans la capitale, Santiago.

L'explosion a dévasté lundi un établissement de restauration rapide près d'une station de métro achalandée. Il s'agit de la pire attaque du genre depuis que le Chili a renoué avec la démocratie en 1990.

La présidente Michelle Bachelet a lancé, au terme d'une réunion d'urgence de son gouvernement, qu'elle ne laissera pas une poignée de terroristes et de poltrons semer la peur.

Elle a demandé au ministre de l'Intérieur de resserrer la sécurité dans le réseau du métro et là où des foules se rassemblent. Elle a aussi appelé à une plus grande coordination entre la police et les services du renseignement.

Le gouvernement chilien également invoqué une loi antiterrorisme musclée qui permet la détention en isolement de suspects, sans le dépôt d'accusations, et autorise le recours à des témoins anonymes.

Santiago compte parmi les capitales les plus sécuritaires en Amérique latine, mais l'attentat de lundi était le 30e à survenir depuis le début de l'année. Certaines de ces bombes n'ont jamais explosé et c'était la première fois qu'une attaque faisait des blessés. Dans certains cas des anarchistes chiliens ont réclamé la libération de camarades emprisonnés en Espagne en lien avec l'attentat perpétré contre la cathédrale de Zaragoza, l'an dernier.

L'explosion de lundi a été causée par un extincteur rempli de poudre à canon qui avait été déposé dans une poubelle. Un responsable a révélé que l'engin était similaire à ceux utilisés précédemment.

L'explosion s'est produite à la veille du 41e anniversaire du coup d'État qui a porté le général Augusto Pinochet au pouvoir, inaugurant une brutale dictature militaire qui allait durer de 1973 à 1990.

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