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Alward et Gallant subissent les attaques de leurs trois adversaires

09/09/2014 06:51 EDT | Actualisé 09/11/2014 05:12 EST

MONCTON, N.B. - Les trois chefs qui espèrent faire entrer leur parti à l'assemblée législative du Nouveau-Brunswick ont tenté de pousser leurs collègues progressiste-conservateur et libéral dans leurs derniers retranchements sur les questions économiques, le principal enjeu des élections provinciales, lors des débats de mardi.

Le chef du Parti progressiste-conservateur et premier ministre sortant, David Alward, a promis un avenir meilleur pour la province grâce à l'exploitation du gaz de schiste et à un secteur forestier revigoré. Le chef libéral, Brian Gallant, a assuré que son plan d'investissement de 900 millions $ dans les infrastructures créera des emplois.

Les chefs du NPD, des Verts et de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont pris pour cibles les résultats économiques obtenus par les deux principaux partis. Kris Austin, de l'Alliance, a promis un référendum sur l'exploitation du gaz de schiste, une des questions qui divisent le plus l'électorat.

Deux débats de 90 minutes, un en anglais, un en français, ont été enregistrés mardi après-midi et seront diffusés en soirée sur les ondes de la CBC et de Radio-Canada.

M. Alward a rejeté l'idée d'un référendum en soulignant qu'il demande un mandat pour appuyer ce secteur de l'économie.

David Coon, des Verts, et le néo-démocrate Dominic Cardy, ont choisi l'économie pour se différencier des conservateurs et des libéraux. Le second a aussi attaqué le plan d'investissements de son adversaire libéral en affirmant qu'il ne créera que des emplois temporaires.

À la fin du débat, M. Coon a prédit que les électeurs choisiront des députés de deux autres partis, dont le sien.

M. Alward a également été la cible de M. Gallant. Ce dernier lui a reproché ses coupes de deux pour cent dans les dépenses des ministères, affirmant que cela avait nui à l'économie. «Vos coupures sont une des raisons pour laquelle nous avons une des pires économies du pays. Vous avez coupé de façon arbitraire.»

Le chef conservateur a défendu les décisions de son gouvernement, incluant celle de réviser les régimes de retraites des employés provinciaux. «Le boulot accompli par nos ministres pour remettre de l'ordre dans notre fiscalité a été difficile.»

Deux autres débats, chacun dans les deux langues officielles de la province, attendent encore les cinq chefs, mercredi. Les deux seront diffusés vendredi par la chaîne Rogers Television.

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