POLITIQUE

Allégations de contrats contre financement au PLQ : Charest et Bibeau nient

09/09/2014 10:30 EDT | Actualisé 09/09/2014 10:30 EDT
Radio Canada

Un porte-parole de Jean Charest dit que l'argentier du PLQ, Marc Bibeau, n'a jamais eu de cartes professionnelles du gouvernement, ni de limousine gouvernementale et qu'il « n'a jamais eu de charge de conseiller ».

L'ex-premier ministre du Québec, qui dit ne pas vouloir commenter le témoignage présenté mardi à la commission Charbonneau, affirme par la voix de son porte-parole, Grégory Larroque, qu'il n'a jamais eu vent que M. Bibeau aurait agi en son nom.

Pour la première fois à la commission Charbonneau, mardi, un témoignage a établi un lien entre l'octroi potentiel de contrats gouvernementaux et les activités de financement de Marc Bibeau. L'ex-président de la firme de génie RSW Georges Dick a affirmé que l'argentier du PLQ l'avait incité à faire une contribution au parti s'il voulait garder sa part de marché à Hydro-Québec, une fois le PLQ au pouvoir.

Le témoin a déclaré que M. Bibeau s'était présenté à lui comme un conseiller de M. Charest et qu'il lui parlait de trafic d'influence. « Il suggérait qu'il pouvait diriger des contrats, en enlever, en redonner », a dit l'ex-président de la firme de génie RSW. Il a déclaré que Marc Bibeau lui avait donné une carte professionnelle sur laquelle était inscrit « conseiller du premier ministre, quelque chose comme ça » et a ajouté que M. Bibeau lui avait dit qu'il était conseiller du premier ministre et que « ça donnait droit à une limousine ».

À l'instar de Jean Charest, Marc Bibeau a réagi au témoignage de Georges Dick. Il a publié un communiqué dans lequel il « nie catégoriquement » les propos de M. Dick. Reprenant les mêmes expressions que le porte-parole de Jean Charest, il dit qu'il « ne s'est jamais représenté comme détenant une charge gouvernementale, n'a jamais eu une carte d'affaires du gouvernement, n'a jamais utilisé une limousine du gouvernement ».

Il ajoute en outre qu'il « n'a jamais promis quelque faveur que ce soit à quiconque en retour d'une contribution politique, encore moins menacé quiconque de perdre une faveur à défaut d'une contribution politique ».

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