NOUVELLES

Le parlement irakien approuve le cabinet du premier ministre Haïdar al-Abadi

08/09/2014 04:43 EDT | Actualisé 08/11/2014 05:12 EST

BAGHDAD, Irak - Le parlement irakien a officiellement nommé Haïdar al-Abadi nouveau premier ministre du pays, tard lundi, en plus d'approuver la majorité des candidats présentés pour composer son cabinet, alors que la pression augmentait pour la création d'un gouvernement rassembleur qui pourra étouffer la montée en puissance des militants sunnites.

Les législateurs ont approuvé tous les candidats proposés par le nouveau gouvernement, à l'exception de quelques postes, soit ceux de ministre de la Défense et de l'Intérieur. M. Al-Abadi a demandé une semaine de plus afin de les nommer.

Le premier ministre sortant Nouri al-Maliki, l'ancien premier ministre Iyad Allawi et l'ancien président du Parlement Oussama al-Nujaïfi ont reçu les titres surtout honorifiques de vice-présidents. Le politicien kurde et ancien ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari est devenu l'un des trois vice-premiers ministres.

M. al-Maliki, qui a occupé le poste de premier ministre de l'Irak au cours des huit dernières années, a cédé son poste le 14 août dernier, mettant fin à une impasse politique qui a plongé le pays dans l'incertitude, alors qu'il est aussi aux prises avec l'insurrection des militants sunnites. M. al-Maliki tentait depuis plusieurs semaines de rester en poste comme premier ministre pour un troisième mandat de quatre ans, mais ses opposants voulaient le forcer à quitter, l'accusant de monopoliser le pouvoir et d'avoir un agenda pro-chiites qui aliénait la minorité sunnite.

Les États-Unis et d'autres pays souhaitaient la création d'un gouvernement plus rassembleur qui apaiserait la colère des sunnites, qui se sont sentis marginalisés par le gouvernement de M. al-Maliki, ce qui a mené à l'insurrection du groupe extrémiste de l'État islamique dans le nord et l'ouest du pays depuis juin. Les rebelles ont saisi la deuxième ville la plus importante d'Irak, Mossoul, et ont repoussé les forces armées irakiennes. Des milliers de personnes ont été tuées et plus de 1,5 million d'autres ont été déplacées en raison des violences.

La percée rapide de l'État islamique a forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leur domicile depuis juin et a mené les États-Unis à lancer des opérations d'aide humanitaire ainsi que des frappes aériennes le 8 août dernier, alors que les insurgés menaçaient des minorités religieuses et une région kurde largement autonome.

PLUS:pc