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Human Rights Watch accuse les milices libyennes de crimes de guerre

08/09/2014 09:56 EDT | Actualisé 08/11/2014 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Les milices libyennes qui se sont disputées le contrôle de l'aéroport de Tripoli ont posé des gestes qui correspondent à des crimes de guerre, a accusé lundi Human Rights Watch.

Les cinq semaines de combat, en plus des affrontements qui ont éclaté à Benghazi, ont chassé quelque 100 000 personnes de chez elles et incité environ 150 000 étrangers à fuir le pays.

Il s'agit des pires violences à frapper le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011.

La bataille pour le contrôle de l'aéroport mettait en présence des milices issues de la ville côtière de Misrata, qui sont alliées aux islamistes, et des milices provenant de la ville montagneuse de Zintan, dans l'ouest. Les milices de Misrata se sont éventuellement emparées de l'aéroport et contrôlent essentiellement la capitale.

L'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne a indiqué dans un rapport publié lundi que les deux camps se sont rendus coupables d'attaques contre des civils, de bombardements et de destructions aveugles, de pillages et d'incendies.

Les commandants des deux parties, en plus de leurs alliés, risquent d'être les premiers à faire l'objet de sanctions et de poursuites internationales, a prévenu HRW.

Les milices auraient commis de nouveaux crimes après la fin des combats, en sévissant contre les civils qui avaient appuyé leurs rivaux, a dit HRW. Les milices de Misrata ont ainsi attaqué une station de télévision, ainsi qu'un camp qui accueillait des réfugiés provenant d'une ville qui aurait épaulé Kadhafi.

Les milices auraient également attaqué au moins 80 familles provenant de Zintan qui habitaient Tripoli. Des militants et des parlementaires provenant des deux camps ont été kidnappés.

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