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Mai Duong, cette mère leucémique, est toujours à la recherche d'un donneur de cellules souches

07/09/2014 11:37 EDT | Actualisé 07/11/2014 05:12 EST
Courtoisie

MONTRÉAL - La Québécoise d'origine vietnamienne Mai Duong, qui est au coeur d'une vaste campagne sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels pour convaincre un maximum d'Asiatiques de s'inscrire au Registre des donneurs de cellules souches d'Héma-Québec, est toujours à la recherche d'un donneur compatible, a indiqué le porte-parole de l'organisme, Laurent-Paul Ménard, dimanche.

Mai Duong a accepté de participer à cette opération de persuasion car elle a reçu un diagnostic de leucémie aigüe en janvier 2013.

Sept mois plus tard,la trentenaire est entrée en rémission, mais elle a ensuite connu une rechute. Pour espérer prendre du mieux, elle a besoin d'une greffe de moelle osseuse ou encore de sang de cordon ombilical, puisqu'il s'agit de deux sources de cellules souches.

En entrevue à La Presse Canadienne, M. Ménard a expliqué que la quête de Mme Duong n'avait rien de facile. «Pour toute personne qui n'est pas blanche, les possibilités de trouver un donneur compatible chutent dramatiquement», a-t-il expliqué, en ajoutant que le fait de trouver quelqu'un de la même origine ethnique favorise la compatibilité.

M. Ménard a souligné que la représentation des personnes d'origine asiatique dans les registres de donneurs de cellules souches, que ce soit au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, est «très très très faible». Les Asiatiques sont vraiment «une goutte d'eau dans l'océan», a-t-il ajouté.

Même si la démarche de la jeune mère de famille n'a pas encore été couronnée de succès, M. Ménard demeure relativement optimiste. Il a mentionné que 2182 personnes d'origine asiatique s'étaient inscrites au Registre des donneurs de cellules souches d'Héma-Québec entre le 1er juillet et le 31 août.

Il a toutefois pondéré ses propos, en soulignant qu'il ne suffit pas de remplir un formulaire d'inscription. Pour pouvoir éventuellement devenir un donneur, il faut également envoyer un échantillon de salive à Héma-Québec en effectuant un frottis buccal. Le hic, d'après Laurent Paul Ménard, c'est que traditionnellement, deux personnes sur trois ne franchissent pas cette deuxième étape cruciale.

De toute évidence, Mai Duong est parfaitement consciente de ce problème. Sur sa page Facebook, elle a d'ailleurs invité, pas plus tard que vendredi dernier, les donneurs potentiels à «mettre [leur] kit à la poste», en faisant allusion à la trousse renfermant le prélèvement de salive.