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Référendum en Écosse : Londres promet des réformes

07/09/2014 02:52 EDT | Actualisé 07/09/2014 02:52 EDT
Radio-Canada

Pour la première fois depuis le début de la campagne référendaire, les partisans de l'indépendance de l'Écosse arrivent en tête des intentions de vote dans un nouveau sondage publié ce matin. Et en réponse à ce changement de tendance, le gouvernement britannique promet plus d'autonomie à la région.

Le coup de sonde mené pour le Sunday Times donne 51 % des intentions de vote au camp du oui, contre 49 % pour le camp du non. La marge d'erreur est de 3 %, ce qui laisse croire que les deux camps sont pratiquement à égalité. D'autres sondages ont démontré une tendance semblable ces derniers jours.

Selon Alistair Darling, directeur de la campagne du non, ce nouveau sondage montre que le résultat du référendum sera « très serré ».

« Nous nous réjouissons de cette bataille. Ce n'est pas la bataille d'Angleterre. C'est la bataille d'Écosse, pour les enfants de l'Écosse et les petits-enfants et les générations à venir. Nous allons gagner cette bataille. »

De son côté, le directeur général de la campagne pour le oui affirme qu'il veut garder le cap sur son objectif. « Même si ce sondage nous place légèrement devant, d'autres sondages montrent que nous avons encore des progrès à faire pour gagner », a soutenu Blair Jenkins.

Plus d'autonomie en cas de « non »

En réponse au sondage, le gouvernement britannique a indiqué qu'il comptait donner plus d'autonomie à l'Écosse en matière de dépenses, de taxation et d'aide sociale, si le non l'emporte lors du referendum.

Dans une entrevue à la BBC, le ministre des Finances britannique, George Osborne, a indiqué dimanche que les trois principaux partis au Parlement s'étaient mis d'accord pour accorder sur une série de mesures dont les détails seront dévoilés dans les prochains jours.

« Vous verrez dans les prochains jours, un plan d'action pour donner plus de pouvoirs à l'Écosse, plus de pouvoirs en matière de taxes, en matière de dépenses, en matière d'aide sociale. Ça serait mis en place au moment où il y aura un non au référendum », a dit M. Osborne.

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