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L'emploi domine les échanges en campagne électorale au Nouveau-Brunswick

07/09/2014 02:16 EDT | Actualisé 07/11/2014 05:12 EST

L'enjeu dominant dans la campagne électorale au Nouveau-Brunswick, qui se conclut dans un peu plus de deux semaines, peut se résumer en un seul mot: emplois. Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

Bien que le taux de chômage dans la province a chuté à 8,7 pour cent le mois dernier — légèrement en deçà de ceux des trois voisins des provinces de l'Atlantique —, ce portrait masque une tendance annuelle d'augmentations persistantes depuis 2007.

La croissance économique dans la province a été la plus pâle de tout le pays l'an dernier, un résultat attribué par le Conference Board du Canada aux mesures d'austérité visant à maîtriser la dette publique.

Le sondeur Don Mills a affirmé que l'anxiété chronique des électeurs envers l'emploi se reflétait dans ses enquêtes depuis que la récession a frappé il y a six ans. M. Mills, à la tête de la firme d'Halifax Corporate Research Associates, a soutenu qu'aucun autre enjeu ne se rapprochait de celui de l'emploi.

Un élément intéressant de cette campagne est le fait que les deux principaux partis proposent des plans largement différents sur la manière de s'attaquer au problème.

Les progressistes-conservateurs sortants affirment aux électeurs que l'élément clé pour relancer l'économie et créer des emplois est de soutenir l'industrie en émergence du gaz de schiste, tandis que les libéraux appellent à un moratoire et misent sur un plan imposant de construction et de réparation de routes, de ponts et d'autres infrastructures.

Le chef progressiste-conservateur, David Alward, a récemment posé devant une grande bannière disant «Oui au gaz naturel». Et sur un côté de son autobus de campagne peut être lu le message: «Ramenons nos gens à la maison», en référence aux plusieurs jeunes Néo-Brunswickois qui ont quitté la province à la recherche de travail dans l'Ouest.

«Les Néo-Brunswickois font face à un choix clair entre devenir une 'province riche' ou regarder nos gens continuer de quitter la maison pour aller vers les mêmes industries auxquelles nous pourrions dire oui ici», fait valoir M. Alward.

Les libéraux provinciaux, dirigés par Brian Gallant, ont appelé à un moratoire sur l'usage par l'industrie du gaz de schiste de la fracturation hydraulique, le procédé à haute pression utilisé pour extraire le gaz naturel et le pétrole des formations de shale.

M. Gallant a dit croire que la province devait «appuyer sur pause avant d'obtenir davantage d'information» sur une industrie qui a suscité des manifestations publiques de gens craignant les impacts sur l'environnement et la santé.

En réaction, les progressistes-conservateurs ont réalisé une publicité radio qui dit carrément qu'il s'agit d'un «moratoire sur les emplois et un moratoire sur la réunion des familles».

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