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Dispute électorale en Afghanistan: le camp Abdullah évoque de possibles troubles

06/09/2014 05:06 EDT | Actualisé 06/11/2014 05:12 EST

KABOUL - Des «radicaux» appuyant le candidat présidentiel afghan Abdullah Abdullah pourraient fomenter des violences postélectorales si celui-ci n'obtient pas une part équitable du pouvoir, a prévenu son porte-parole, samedi, avant une rencontre avec son rival visant à résoudre la dispute électorale qui se prolonge depuis des mois en Afghanistan.

Les camps des deux candidats — l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah et l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani Ahmadzai — ont indiqué qu'ils devaient se rencontrer tard samedi soir ou dimanche pour négocier un accord final sur les pouvoirs qui seront confiés au chef de l'exécutif, le dernier point d'achoppement en vue de la formation d'un gouvernement d'unité nationale.

De façon inquiétante, le porte-parole de M. Abdullah — le candidat qui arriverait deuxième dans le décompte des voix — a laissé entendre que le processus électoral pourrait se terminer dans la violence. Dans ce qui semblait être une menace ou une tactique de négociation, le porte-parole a affirmé que les puissantes factions appuyant M. Abdullah faisaient pression sur leur candidat pour qu'il ne cède aucun pouvoir à M. Ghani Ahmadzai.

Le porte-parole, Mujib Rahman Rahimi, a déclaré que si l'accord «insultait» l'un des candidats, cela pourrait être «une recette pour que les radicaux réapparaissent et remettent en question le leadership».

M. Abdullah a remporté le premier tour de la présidentielle en avril, mais n'a pas obtenu suffisamment de votes pour éviter un second tour en juin. Le décompte préliminaire montre que M. Ghani Ahmadzai a gagné le second tour, mais les deux camps évoquent des fraudes électorales généralisées. Selon le camp de M. Abdullah, quelque 2,5 millions de votes sur un total de 8 millions étaient faux.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a contribué cet été à négocier un accord prévoyant le recomptage de la totalité des bulletins de vote, un processus qui s'est achevé vendredi. En parallèle, les deux candidats tentent de conclure un accord sur la formation d'un gouvernement d'unité nationale dans lequel l'un d'entre eux détiendrait le poste de chef de l'exécutif, dont les pouvoirs restent à définir.

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