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Les leaders de l'OTAN condamnent Moscou et offrent une aide de 20 M$ à Kiev

04/09/2014 07:35 EDT | Actualisé 04/11/2014 05:12 EST

NEWPORT, Royaume-Uni - Faisant face à des défis majeurs avec les conflits simultanés en Ukraine, en Syrie et en Irak, et la fin des opérations en Afghanistan, les leaders de l'OTAN ont amorcé jeudi un sommet de deux jours au Royaume-Uni. Avant que les procédures officielles ne débutent, le président de l'Ukraine, Petro Porochenko, a rencontré le président américain Barack Obama et les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie.

Un responsable de la Maison-Blanche a affirmé que M. Obama et les autres leaders occidentaux avaient exprimé leur solidarité avec l'Ukraine et avaient convenu que la Russie devait être punie pour ses agissements.

«Les leaders ont réitéré leur condamnation de la violation flagrante continue par la Russie de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine, et ont convenu de la nécessité de faire payer un coût accru à la Russie pour ses actions», a dit le conseiller adjoint à la sécurité nationale des États-Unis, Ben Rhodes.

«Les leaders ont aussi exprimé leur solide soutien aux efforts du président Porochenko pour conclure une résolution pacifique au conflit», a-t-il ajouté.

M. Rhodes a dit aux médias que les États-Unis et l'Union européenne coordonnaient leurs efforts pour des sanctions additionnelles contre la Russie qui pourraient être imposées «dans les prochains jours».

M. Porochenko a aussi rencontré les chefs d'État et de gouvernement des 28 pays membres de l'OTAN, bien que les responsables de l'Alliance atlantique eurent signifié clairement que l'entrée de l'Ukraine au sein de l'OTAN n'était pas dans les plans dans un avenir plus ou moins rapproché, et que l'OTAN ne fournirait pas d'armes à Kiev.

Plutôt, pour aider l'armée de l'Ukraine, les leaders de l'OTAN ont convenu d'une somme de 15 millions d'euros (ou environ 21 millions $ CAN) pour aider dans les secteurs de la cyberdéfense, de la logistique, de la réadaptation de soldats blessés par les rebelles, des commandes, des communications et des capacités de contrôle.

Les détails du projet d'accord de paix dans l'est de l'Ukraine — qui fera l'objet d'une rencontre vendredi à Minsk, au Bélarus — n'ont pas encore été finalisés.

Les leaders de l'OTAN ont également discuté jeudi du rôle de l'Alliance face à la croissance de la menace islamiste au Moyen-Orient.

Le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron ont promis que leurs pays ne seront pas intimidés par les extrémistes qui ont décapité deux journalistes américains. Ils ont aussi mis l'OTAN au défi de ne pas se replier sur elle-même face à la menace.

«Ceux qui souhaitent adopter une approche isolationniste comprennent mal la nature de la sécurité au 21e siècle, ont dit les deux leaders dans un éditorial conjoint publié par le Times of London. Les événements ailleurs dans le monde, et surtout en Irak et en Syrie, menacent notre sécurité, chez nous.»

Les dirigeants devraient profiter du sommet de deux jours pour s'engager envers une force de réaction rapide plus robuste sur le flanc oriental, avec comme objectif de décourager l'agression russe.

MM. Obama et Cameron devaient profiter du sommet pour recueillir de nouveaux appuis envers une réponse internationale aux militants de l'État islamique en Irak et en Syrie.

Au moment de son arrivée au sommet jeudi, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a dit croire que la communauté internationale «a une obligation de bloquer la progression de l'État islamique», tout en notant que l'Alliance n'a pas reçu de demande d'aide.

«Je suis convaincu que les alliés de l'OTAN étudieraient sérieusement une demande d'aide formulée par le gouvernement irakien», a-t-il dit.

L'État islamique a revendiqué les meurtres des deux journalistes américains et mis en ligne des vidéos de leurs exécutions sanglantes. Les États-Unis et le Royaume-Uni s'inquiètent de la menace intérieure que représentent des individus rentrés au pays après avoir combattu au Moyen-Orient.

M. Cameron a notamment suggéré, lundi, de permettre à la police de saisir les passeports de ceux soupçonnés de s'être rendus à l'étranger pour joindre des groupes terroristes.

MM. Cameron et Obama ont visité une école jeudi matin, avant de se rencontrer en privé. Ils se sont ensuite entretenus avec leurs homologues français, allemand et italien pour discuter de la crise en Ukraine. Le président ukrainien Petro Porochenko est invité au sommet de l'OTAN, en guise de solidarité.

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