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Le président ukrainien exprime un «optimisme prudent» envers un accord de paix

04/09/2014 11:29 EDT | Actualisé 04/11/2014 05:12 EST

NEWPORT, Royaume-Uni - Le président de l'Ukraine a exprimé un «optimisme prudent», jeudi, de voir une entente sur la paix être conclue avec les séparatistes prorusses, alors que les leaders de l'OTAN et lui-même ont convenu que Moscou devait être puni pour son rôle dans l'insurrection.

Le président Petro Porochenko a dit être prêt à ordonner un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine si une entente est signée lors de la rencontre prévue vendredi à Minsk, au Bélarus. Les rebelles ont dit être disposés à déclarer une trêve si un accord peut être trouvé sur un règlement politique dans la région peuplée surtout de russophones.

M. Porochenko a soutenu en conférence de presse que l'Ukraine «luttait pour la paix», et «payait le prix le plus élevé chaque jour» avec la mort de soldats et de «civils innocents».

En tant que chef d'État, M. Porochenko a dit «être prêt à faire de son mieux pour mettre fin à la guerre», et a exprimé un «optimisme prudent» quant à la rencontre à Minsk.

Avant de s'envoler pour le Royaume-Uni pour la réunion des dirigeants de l'OTAN, le président de l'Ukraine a discuté des contours d'une entente sur la paix avec le président russe Vladimir Poutine, qui a aussi signifié son optimisme à l'égard des chances de la signature d'une entente.

Depuis la mi-avril, des séparatistes prorusses combattent les forces gouvernementales ukrainiennes dans un conflit qui aurait tué près de 2600 personnes selon l'ONU. Jeudi, un responsable militaire de l'OTAN a affirmé à l'Associated Press que le nombre de soldats russes directement impliqués dans le conflit avait augmenté.

Ce responsable a dit sous le couvert de l'anonymat que l'évaluation la plus récente était que «plusieurs milliers de soldats russes étaient activement impliqués» dans les combats en Ukraine. L'OTAN avait précédemment évalué à 1000 le nombre de soldats russes.

Le Kremlin a nié à répétition l'implication de soldats ou d'arsenal militaire russes.

Également jeudi, l'ambassadeur de l'Ukraine aux Nations unies a affirmé qu'un convoi de chars et de blindés russes avait quitté la ville balnéaire de Novoazovsk en direction du port de Marioupol.

Il aurait toutefois été intercepté par des soldats et des civils ukrainiens.

Iouri Sergeïev a indiqué aux journalistes que les combats se poursuivaient. Il a dit que le convoi de quatre chars, trois blindés et une cinquantaine de soldats cherchait probablement à tester les défenses militaires de Marioupol.

Novoazovsk est tombée aux mains des insurgés au terme de violents combats, la semaine dernière. La ville se trouve le long de la route qui relie la Russie à Marioupol et à la péninsule de la Crimée.

M. Sergeïev croit que Moscou cherche probablement à ouvrir un couloir terrestre jusqu'en Crimée.

Un journaliste de l'Associated Press a vu jeudi trois véhicules militaires qui brûlaient à Berezove, un village situé le long de la route entre les grandes villes de Marioupol et de Donetsk.

Des colonnes de fumée s'élevaient aussi du village d'Olenivka, que les forces ukrainiennes pourraient chercher à reprendre.

Le porte-parole du Conseil ukrainien de sécurité nationale, le colonel Andriy Lysenko, a indiqué aux journalistes jeudi que 837 soldats ukrainiens ont été tués et 3044 blessés depuis le début des affrontements en avril.

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