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Cook et Funk se souviennent de la Coupe Ryder, se portent à la défense de Woods

04/09/2014 05:05 EDT | Actualisé 04/11/2014 05:12 EST

LÉVIS, Qc - Moins d'un mois après que Tiger Woods eut annoncé qu'il mettait un terme à sa saison 2014 et qu'il se séparait de son entraîneur Sean Foley, John Cook et Fred Funk sont revenus sur la saga entourant l'implication de l'ex-golfeur no 1 mondial dans la Coupe Ryder, qui sera présentée du 23 au 28 septembre au club de golf Gleneagles à Perthshire, en Écosse.

Funk, qui participe au Championnat de Québec ce week-end à Lévis, a côtoyé Woods à la Coupe Ryder de 2004 au Michigan, où les États-Unis avaient subi un cuisant revers de neuf points et demi à 18 et demi contre l'Europe.

«J'étais vieux, j'étais âgé de 47, 48 ou 49 ans à l'époque, s'est-il souvenu. J'en garde de bons souvenirs, même si nous nous étions fait écraser. J'avais obtenu un laissez-passer discrétionnaire du capitaine Hal Sutton, mais l'équipe de Bernhard Langer — meneur au classement de la Coupe Charles-Schwab cette saison — nous avait donné une correction, à la maison, à Oakland Hills. C'était néanmoins agréable de ressentir l'esprit d'équipe dans un sport individuel, et représenter ton pays est toujours un honneur.»

Cook, qui a représenté les États-Unis à la Coupe Ryder en 1993, et lui se sont portés à la défense de Woods, qui s'est retrouvé bien malgré lui au coeur d'une controverse entourant sa participation à la Coupe Ryder de 2014 à cause de ses blessures récurrentes au dos.

«Nous avons besoin de Tiger Woods en santé. Le golf a besoin de Tiger Woods, mais il faut qu'il soit en santé, a dit Cook. Les jeunes aujourd'hui n'ont jamais vu Tiger au sommet de son art. Le Tiger de 1999, 2000 et 2001. (...) Je lui ai souvent parlé et je sais qu'il a la bonne approche, qu'il travaille sur sa condition physique et qu'il ne reviendra pas à moins d'être à 100 pour cent. On ignore la date de son retour, mais on estime que ce sera dans la première portion de décembre. Alors, on verra.»

Selon eux, l'ère Woods est peut-être terminée, mais la prochaine grande vedette du circuit sera sans l'ombre d'un doute le Nord-Irlandais Rory McIlroy — du moins selon Funk, vainqueur du Championnat des joueurs de la PGA en 2005 et participant à la Coupe des Présidents en 2003 et 2005.

«Je crois qu'il est 'Le Prochain', ouais, a reconnu Funk, qui est âgé de 58 ans. C'était difficile de croire qu'un autre joueur pourrait se démarquer du peloton autant que Tiger Woods au tournant des années 2000, mais Rory a simplement démontré que lorsqu'il est en contrôle de son jeu, il est de loin le meilleur de sa génération.»

D'autre part, Cook dit conserver de bons souvenirs de la Coupe Ryder. Interrogé à savoir si la pression de ce genre de compétition était semblable à celle qu'il peut ressentir sur le circuit des Champions, le vainqueur du Championnat de Montréal en 2011 a indiqué que c'était incomparable.

«C'est différent. Dans un tournoi comme celui-ci, tu joues pour toi-même, a-t-il admis, alors que dans une compétition comme celle-là tu fais partie d'une équipe de 11 joueurs, dirigée par un capitaine, et tu joues pour la fierté de représenter ton pays. Ça signifie beaucoup, c'est énorme. Tous ceux qui croient que les Américains n'ont pas d'intérêt à participer à la Coupe Ryder se trompent, parce que je sais comment je me sentais à l'époque.»

La Coupe Ryder récompense tous les deux ans le vainqueur du tournoi par équipe qui oppose depuis 1979 l'Europe et les États-Unis. La compétition est conjointement administrée par la PGA d'Amérique et la PGA européenne, et elle est disputée alternativement sur des parcours européens et américains.

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