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Syrie: des Canadiens détenaient des otages américains

03/09/2014 03:37 EDT | Actualisé 03/09/2014 03:37 EDT
ASSOCIATED PRESS
In this image made from undated video obtained by The Associated Press, which has been authenticated based on its contents and other AP reporting, a man believed to be Peter Theo Curtis, a U.S. citizen held hostage by an al-Qaida linked group in Syria, delivers a statement. Journalists James Foley and Peter Theo Curtis all shared one thing in common when they were captured by Islamic militants in Syria, the title “freelance journalist.” The role of freelancers, who make a living by selling individual stories to multiple outlets, has expanded across conflict zones in recent years with the spread of technology and social media. While some are cautious and well-trained, others take major risks in hopes of getting a picture or story that no one else has, and thus is more valuable. And they often lack the institutional support staff writers receive if they get into trouble in a conflict zone. (AP Photo)

Au moins trois Canadiens ayant rejoint la branche syrienne d'Al-Qaïda étaient directement impliqués dans la détention de deux journalistes américains, qui ont recouvré depuis leur liberté, a indiqué mercredi la chaîne publique canadienne CBC.

Citant des sources non identifiées, la CBC a affirmé que les Canadiens, dont l'identité n'est pas connue, ont forcé le journaliste américain Peter Theo Curtis et le photographe Matt Schrier à leur révéler leurs mots de passe d'ordinateur, vidant ensuite leurs comptes en banque en utilisant leurs cartes de crédit.

Ils ont aussi écrit aux familles des deux hommes, se faisant passer pour eux, selon la CBC. Le gouvernement canadien enquête sur cette affaire.

MM. Curtis et Schrier ont été détenus ensemble à Alep en Syrie en 2012 et 2013. Peter Theo Curtis, dont l'enlèvement avait été tenu secret, a été libéré par le Front al-Nosra branche syrienne d'Al-Qaïda le mois dernier après 22 mois de captivité. Matt Schrier avait de son côté réussi à s'enfuir par une petite fenêtre en juillet 2013, sept mois après avoir été enlevé. Mais en dépit de ses efforts, Curtis, légèrement plus large, était resté coincé et n'avait pas pu s'évader.

Selon les chiffres du gouvernement canadien, jusqu'à 130 Canadiens combattent à l'étranger au sein de groupes extrémistes. Mais d'autres sources avancent qu'ils pourraient être au moins deux fois plus nombreux.

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