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Casques bleus détenus en Syrie: l'ONU appelle à la pression de «pays influents»

03/09/2014 09:21 EDT | Actualisé 03/11/2014 05:12 EST

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé mercredi les «pays influents» à faire pression sur les insurgés reliés à Al-Qaïda pour la libération de 45 casques bleus des îles Fidji enlevés la semaine dernière sur le plateau du Golan.

Un communiqué approuvé par les 15 membres du conseil après un exposé du chef du département des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Hervé Ladsous, a réclamé de nouveau la libération immédiate et sans conditions des casques bleus.

Des combats violents ont fait rage sur le plateau du Golan depuis que les rebelles syriens ont pris le contrôle d'un poste frontalier entre la Syrie et Israël, il y a une semaine. Des combattants de l'aile syrienne d'Al-Qaïda, le front al-Nosra, ont enlevé les casques bleus des îles Fidji et ont encerclé le jour suivant deux unités des Philippines oeuvrant pour la force des Nations unies chargée de superviser le désengagement des forces israéliennes et syriennes du Golan depuis les années 1970.

Le Conseil de sécurité a salué la nouvelle que les soldats des Philippines étaient sains et saufs, ainsi que l'aide de la force de réaction rapide de la mission onusienne.

M. Ladsous a affirmé aux médias qu'«aucun effort n'était épargné» pour obtenir la libération des casques bleus détenus, sans donner plus de détails, soulignant l'importance de la «discrétion» dans une telle opération.

La Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD) a été établie en mai 1974 à la suite d'échanges de tirs accrus à la frontière entre Israël et la Syrie après la guerre de 1973.

Mais ce secteur est aujourd'hui un champ de bataille pour les rebelles du front al-Nosra, qui accusent les Nations unies de n'avoir rien fait pour la population syrienne depuis le soulèvement contre le président Bachar el-Assad en mars 2011.

M. Ladsous a affirmé que le pays n'abandonnerait pas sa mission en Syrie, et qu'il était même prêt à remplacer les 45 soldats s'ils en ressentaient le besoin après leur libération.

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