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Ukraine: Obama se rend en Estonie pour rassurer les membres de l'OTAN

02/09/2014 06:23 EDT | Actualisé 02/11/2014 05:12 EST

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama et ses alliés occidentaux autoriseront cette semaine un plan consistant à installer au moins 4000 hommes et leur équipement militaire en Europe de l'Est, renforçant les engagements sécuritaires de l'OTAN auprès des États membres nerveux situés près de la frontière russe, et qui gardent un oeil rivé sur l'offensive militaire en Ukraine qui est soutenue par le Kremlin.

En prévision de l'important sommet de l'OTAN débutant jeudi au Pays de Galles, M. Obama effectuera par ailleurs un geste de solidarité symbolique au bénéfice de l'Europe de l'Est lorsqu'il se rendra en Estonie pour des rencontres avec des leaders de la région de la mer Baltique. Il doit arriver mercredi dans la capitale Tallinn.

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine, vieux de plusieurs mois, survient alors que les membres de l'Alliance Atlantique avaient réduit les dépenses militaires et réévalué le rôle de l'organisation après des années de paix en Europe. Si l'Ukraine n'est pas membre de l'OTAN, les membres de l'Europe orientale et centrale craignent d'être les prochaines cibles de la Russie, poussant le bloc de 28 nations à chercher une réponse plus ferme.

Selon des responsables ukrainiens, l'armée de Kiev est désormais engagée dans une guerre non seulement avec les séparatistes soutenus par Moscou, mais aussi avec l'armée russe. Des responsables ont indiqué mardi que les forces militaires russes avaient été aperçues dans deux importantes villes rebelles de l'Est, bien que cette information n'ait pas pu être vérifiée.

Le président russe Vladimir Poutine a nié que son armée envahissait l'Ukraine. Un conseiller du Kremlin a vivement critiqué mardi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'accusant d'avoir violé le sentiment de confidentialité lorsqu'il a cité Poutine déclarant que Moscou pourrait prendre Kiev en deux semaines s'il le désirait.

Pour M. Obama, les provocations de la Russie en Ukraine et sa réponse ont déclenché les critiques voulant qu'il soit incapable de stopper la crise en employant sa méthode préférée de sanctions économiques de plus en plus sévères. Le président a mis en garde Poutine que Washington et Bruxelles pourraient imposer d'autres pénalités financières, mais il demeure vivement opposé à une intervention militaire.

Malgré tout, les États-Unis contribueront à la force de réaction rapide de l'OTAN qui aura le feu vert cette semaine. Si les détails de l'opération doivent être décidés au Pays de Galles pendant le sommet de deux jours, des responsables américains et européens mentionnent que cela comprendra de la formation et des déploiements dans les pays baltes, en Pologne, en Roumanie et ailleurs en Europe orientale.

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