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C.-B.: la grève des enseignants force l'annulation du premier jour de classe

02/09/2014 11:35 EDT | Actualisé 02/11/2014 05:12 EST

VANCOUVER - Les élèves et étudiants des écoles publiques de la Colombie-Britannique se sont butés à des portes closes lors de ce qui devait être la rentrée scolaire, mardi, en raison du prolongement d'un conflit de travail entre le gouvernement et les enseignants.

Le syndicat des enseignants et l'équipe de négociation du gouvernement n'ont eu que quelques discussions au cours de l'été, et malgré plusieurs tentatives au cours du long week-end de la fête du Travail, ils ont été incapables de trouver un terrain d'entente et de mettre fin à la grève des enseignants.

Un médiateur a quitté la table des négociations samedi en déclarant que les deux parties étaient simplement trop loin sur plusieurs points. Autant la fédération des enseignants de la Colombie-Britannique que le gouvernement ont accusé l'autre partie de refuser toutes concessions sur leurs demandes.

Aucune nouvelle rencontre n'est à l'horaire, mais le leader syndical Jim Iker a déclaré qu'il était prêt à retourner à la table de négociations si le gouvernement acceptait de faire des compromis au sujet de la taille et de la composition des classes.

«C'est malheureux de ne pas avoir conclu d'entente ce week-end, a déclaré M. Iker aux journalistes, mardi, alors qu'il se trouvait devamt une école de Vancouver. C'était évident que le gouvernement n'était pas prêt à participer à une séance de médiation à grande échelle parce qu'il n'a pas voulu investir un seul cent dans les besoins des étudiants.»

Le gouvernement avait retiré le droit du syndicat de négocier sur la taille et la composition des classes en 2002, une manoeuvre qui a depuis été jugée illégale à deux reprises par la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Le problème demeure au coeur du conflit de travail, alors que le gouvernement tente d'en appeler de la plus récente décision.

Les enseignants en grève avaient prévu une manifestation à l'extérieur de l'édifice de l'Assemblée législative et du bureau du ministre de l'Éducation de la Colombie-Britannique, Peter Fassbender, mardi.

La semaine dernière, M. Fassbender avait demandé au syndicat de suspendre ses actions de grève et de mettre de côté sa grogne envers la décision de la cour pendant que les deux parties tentaient de trouver un terrain d'entente, mais le syndicat a refusé la proposition.

«Il s'agit d'un gouvernement qui a violé la loi suprême du pays, la constitution, pas une, mais deux fois, a dit M. Iker. On a découvert qu'ils négociaient de mauvaise foi avec nous et ils veulent maintenant que nous leur fassions confiance. Nous devons mettre plus de pression sur le gouvernement et il semble évident que le gouvernement ne semble pas intéressé à négocier.»

M. Fassbender a dit que l'Association des employés des écoles publiques de la Colombie-Britannique avait déjà offert de «concentrer ses ressources» sur les conditions d'apprentissage. Il a ajouté que les demandes syndicales en matière de salaire étaient déraisonnables puisqu'elles sont supérieures à celles des employés d'autres secteurs publics et plongeraient la province dans un déficit.

Il a également annoncé au cours du week-end que les parents avec des enfants âgés de 12 ans et moins pouvaient commencer à s'inscrire en ligne à un programme de subventions pour des garderies à 40 $ par jour pendant que la grève continue.

Les 40 000 enseignants du réseau public sont entrés en grève en juin, d'abord en rotation, puis en grève générale deux semaines avant les vacances d'été.

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