POLITIQUE

Une vague libérale pourrait déferler sur le Nouveau-Brunswick le 22 septembre

01/09/2014 01:03 EDT | Actualisé 01/11/2014 05:12 EDT
CP

Après de confortables victoires en Nouvelle-Écosse, au Québec et en Ontario, Brian Gallant aimerait permettre aux libéraux de poursuivre sur leur lancée en l'emportant au Nouveau-Brunswick lors des élections du 22 septembre prochain.

Certains observateurs de la scène politique se promettent de surveiller de près le scrutin dans cette province afin de déterminer si une tendance commence à se dégager en faveur des libéraux dans l'est du Canada à l'approche du prochain scrutin fédéral.

Le premier ministre libéral Robert Ghiz dispose d'une solide majorité à l'Île-du-Prince-Édouard. À Terre-Neuve-et-Labrador, les rouges ont gagné trois élections partielles consécutives au cours de la dernière année dans des circonscriptions qui avaient pourtant déjà été détenues par des ministres conservateurs et un premier ministre.

Dans un horizon rapproché, il est donc envisageable de voir des gouvernements libéraux en poste dans toutes les provinces situées à l'est du Manitoba.

Il s'agit d'un facteur susceptible de bénéficier aux libéraux fédéraux, selon David Johnson, un professeur de sciences politiques de l'Université du Cap-Breton.

M. Johnson est d'avis que ces derniers pourraient interpréter chaque gain supplémentaire de leurs homologues provinciaux comme une preuve additionnelle de la montée d'une vague libérale dans l'est du pays.

«Justin Trudeau et ses troupes pourront faire valoir qu'ils comprennent mieux les intérêts provinciaux.»

David Johnson pense également qu'un éventuel gain libéral au Nouveau-Brunswick ferait croître les appuis des libéraux fédéraux au sein de leur organisation provinciale.

«Plus vous détenez de circonscriptions au provincial, plus vous disposez d'une base avec laquelle vous pouvez travailler sur la scène fédérale», a-t-il expliqué.

Justin Trudeau n'a pas perdu de temps à faire son entrée dans la course néo-brunswickoise, en apparaissant aux côtés de Brian Gallant dès les troisième et quatrième jours de la campagne. M.Trudeau a notamment indiqué qu'il soutenait M. Gallant lorsque celui-ci a fait valoir que plus de recherches sont nécessaires avant que l'industrie du gaz de schiste puisse prendre de l'expansion.

Le premier ministre provincial sortant, David Alward, n'a pas tardé à réagir à cette sortie en accusant Justin Trudeau d'avoir pris «50 ans de retard» sur cet enjeu puisque des travaux scientifiques ont déjà été réalisés sur la question.

Au Nouveau-Brunswick, les libéraux ont été chassés du pouvoir il y a quatre ans. Il s'agissait d'un tournant historique puisque c'était la première fois qu'un gouvernement était remercié par les électeurs après seulement un mandat. Ils auront donc à gagner beaucoup de terrain s'ils veulent bientôt reprendre leur place au soleil.

Il y aura six sièges de moins à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick car le nombre de circonscriptions est passé de 55 à 49.