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Ebola: le Sénégal surveille la situation

01/09/2014 06:11 EDT | Actualisé 01/11/2014 05:12 EDT

DAKAR, Sénégal - Les autorités sénégalaises surveillaient de près, lundi, toutes les personnes qui ont été en contact avec un étudiant atteint du virus d'Ebola qui a traversé le pays, et qui a vu trois membres de sa famille fauchés par le virus.

La pire épidémie d'Ebola de l'histoire a déjà fait plus de 1500 morts en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et au Nigeria. Le cas de l'universitaire est la première infection décelée au Sénégal.

L'homme de 21 ans a quitté la Guinée le 15 août, quelques jours seulement après que son frère ait succombé à la maladie, a rapporté le ministère guinéen de la Santé. Son frère aurait été infecté en Sierra Leone.

Le jeune homme s'est rendu au Sénégal par voie terrestre, même si la frontière entre les deux pays est fermée. Il est arrivé à Dakar, la capitale sénégalaise, le 20 août, selon l'Organisation mondiale de la Santé, et il habitait avec des proches en périphérie de la ville.

L'agence onusienne ajoute qu'il a demandé des soins le 23 août, sans toutefois révéler aux médecins qu'il avait eu des contacts avec des personnes infectées. Il a plutôt été soigné par le paludisme et est retourné vivre chez ses proches, avant d'être de nouveau hospitalisé à Dakar le 26 août.

Le ministère sénégalais de la Santé a indiqué dimanche avoir depuis retracé toutes les personnes avec qui il a eu des contacts, et que celles-ci sont examinées deux fois par jour.

De son côté, le ministère guinéen de la Santé révèle que la mère et une soeur du jeune homme sont décédées de l'Ebola depuis qu'il a quitté le pays. Deux autres frères sont soignés pour la maladie.

L'arrivée de l'Ebola à Dakar fait craindre le pire, puisqu'il s'agit d'une plaque tournante commerciale et touristique de premier plan dans cette région de l'Afrique.

L'OMS a prévenu que le virus pourrait infecter jusqu'à 20 000 personnes et qu'il pourrait falloir six mois pour en stopper la propagation.

Lundi, la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a ordonné à la plupart des fonctionnaires de l'État de rester chez eux pendant au moins un autre mois, une mesure destinée à ralentir la propagation du virus.

La présidente a fait cette annonce par voie de communiqué lundi, en promettant aux fonctionnaires visés par la mesure qu'ils toucheraient quand même leurs salaires.

Les écoles du Libéria ont déjà été fermées car elles favorisent les grands rassemblements qui peuvent aider à la propagation du virus.

Parmi les cinq pays d'Afrique de l'Ouest qui ont récemment signalé des cas d'Ebola, le Libéria est celui où le nombre de décès est le plus élevé.

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