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De très violents combats font rage du côté syrien du Plateau du Golan

01/09/2014 04:07 EDT | Actualisé 01/11/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Les rebelles syriens s'en sont pris aux troupes gouvernementales sur le Plateau du Golan, lundi, là où des insurgés liés à al-Qaïda ont kidnappé des casques bleus des Nations unies la semaine dernière, ont fait savoir des militants.

Les combats se concentraient autour de la ville d'Hamidiyeh, dans la province de Quneitra, près de la frontière contestée avec Israël, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. L'organisme a fait état de pertes dans les deux camps, sans toutefois donner de détails précis. De son côté, l'agence de presse officielle mentionne «plusieurs terroristes» tués par l'armée, ainsi que d'une mitrailleuse lourde détruite dans les combats.

De violents heurts ont lieu dans cette région depuis que les rebelles se sont emparés, mercredi dernier, d'un point de passage près de la ville abandonnée de Quneitra. Le lendemain, des combattants de la branche syrienne d'al-Qaïda, le Front al-Nosra, a kidnappé 45 casques bleus des îles Fiji et encerclé deux contingents philippins surveillant la zone tampon entre Israël et la Syrie pour le compte de l'ONU.

Les troupes philippines se sont échappées au cours de la fin de semaine, tandis que les hommes des Fiji sont toujours prisonniers. Les Nations unies ont dit rechercher leur libération immédiate et sans conditions, mais ignorent où ils sont détenus.

L'Irlande, qui fournit 130 soldats au sein d'une unité de réponse blindée rapide, a annoncé lundi qu'elle ne renouvellerait pas son contingent si les leaders onusiens ne s'entendaient pas pour renforcer la puissance de feu, en plus de modifier les règles d'engagement.

Quant au Front al-Nosra, il accuse l'ONU de ne rien faire pour aider les Syriens depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011. Les hommes des Fiji auraient été capturés en riposte au fait que «l'ONU ignore le sang des musulmans qui coule en Syrie». Le groupe n'a pas imposé de conditions ou présenté de demandes pour la libération des casques bleus.

Par ailleurs, Human Rights Watch a annoncé lundi posséder des preuves solides selon lesquelles l'État islamique aurait employé des munitions à fragmentation dans au moins un endroit de la Syrie. Ces bombes explosent en plein air, larguant des centaines de sous-munitions. Celles qui n'explosent pas représentent des risques pour les civils.

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