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Eugenie Bouchard ne regarde pas au-delà du prochain tour à Flushing Meadows

31/08/2014 03:24 EDT | Actualisé 31/10/2014 05:12 EDT
PASCAL GUYOT via Getty Images
Canada's Eugenie Bouchard reacts after a point during her French tennis Open semi-final match against Russia's Maria Sharapova at the Roland Garros stadium in Paris on June 5, 2014. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT (Photo credit should read PASCAL GUYOT/AFP/Getty Images)

NEW YORK, États-Unis - Eugenie Bouchard refuse de regarder trop loin et se concentre uniquement sur sa prochaine adversaire, Ekaterina Makarova, alors que les Canadiens espèrent prolonger leur parcours lors de la deuxième semaine des Internationaux des États-Unis.

Âgée de 20 ans et originaire de Westmount, Bouchard a dû travailler très fort afin de venir à bout de la Tchèque Barbora Zahlavova Strycova 6-2, 6-7 (2), 6-4 lors d'un match de troisième tour, samedi soir.

La finaliste à Wimbledon et septième tête de série à Flushing Meadows est une des deux des huit premières têtes de série toujours en lice après une première semaine difficile pour les têtes d'affiche. La seule autre membre du top-8 est une ancienne championne du tournoi et la no 1 mondiale: Serena Williams.

Cependant, Bouchard ne semble pas s'intéresser beaucoup à ce qui se passe depuis le début du dernier tournoi du Grand Chelem de la saison.

«J'essaie de ne pas porter attention au tableau. Je ne connaissais pas l'identité de ma prochaine adversaire avant que (la journaliste) Rennae (Stubbs) me le dise sur le terrain. En général, je ne m'intéresse pas vraiment à ça, a raconté Bouchard. Il y a tellement de bonnes joueuses, ça ne fait que démontrer que même si vous êtes dans le top-8 ou le top-4, rien n'est garanti. Chaque match est vraiment difficile.

«Je suis contente d'être passée à travers ces batailles difficiles lors des premiers tours parce que je ne peux rien prendre pour acquis», a-t-elle ajouté.

Du côté des hommes, Milos Raonic, de Thornhill, en Ontario, a également poursuivi son aventure. Cinquième tête de série, il aura maintenant rendez-vous avec le Japonais et 10e tête de série Kei Nishikori, qui l'a défait en finale à Tokyo en 2012 et à Madrid en mai dernier. Raonic s'est toutefois vengé en ayant le meilleur à Wimbledon, plus tôt cet été.

Classée 18e, Makarova a gagné son seul duel précédent contre Bouchard, en août 2013 à Washington. Mais si Bouchard, la seule femme à avoir atteint les demi-finales des trois tournois majeurs précédents cette saison, est à son meilleur, la Russe pourrait avoir de la difficulté à se qualifier pour les quarts de finale d'un Grand Chelem pour une cinquième fois en carrière.

«Je sais qu'elle joue très bien, elle a connu une bonne année, a mentionné Bouchard. C'est toujours un peu compliqué d'affronter une gauchère, alors je vais compter sur mon entraîneur (gaucher) de 60 ans pour faire quelques services contre moi. J'espère que cela va m'aider à me préparer.

«Mais j'espère aussi mieux jouer, a-t-elle ajouté. Quand j'ai l'avance, je veux continuer à appliquer de la pression, je veux vraiment imposer mon jeu — mais en même temps, je veux être plus constante.»

Bouchard s'est retrouvée au coeur de l'action lors de ses deux derniers matchs, se retrouvant sous les projecteurs du stade Arthur-Ashe. C'est une ambiance dans laquelle elle semble de plus en plus confortable.

«C'est un stade énorme, le plus gros au monde, et avec des vrais fanatiques de tennis. C'est une expérience différente, a-t-elle raconté. Mais vous devez vous y habituer.

«J'essaie de l'oublier entre les points et je me concentre sur ce que j'ai à faire, mais j'essaie quand même de profiter de cette énergie d'une manière positive. C'est une période d'apprentissage. J'ai eu droit à deux matchs en soirée d'affilée, alors je crois que je commence à m'y habituer.»

Si Raonic défait Nishikori, il atteindra le quatrième tour des Internationaux des États-Unis pour une troisième année de suite. Le demi-finaliste à Wimbledon n'a pas voulu divulguer ses tactiques, mais il sait que le Japonais représente un beau défi.

«C'est bien d'être en position d'atteindre le quatrième tour et de pouvoir prolonger mon tournoi en plus de me donner une chance de mieux jouer. Je crois pouvoir mieux jouer et j'ai confiance de le faire, a dit le tennisman de 23 ans. Je dois me concentrer sur mon jeu. Je dois travailler quelques petites choses. Je dois être en mesure de profiter des occasions, de provoquer des occasions.»

Raonic et Nishikori se connaissent depuis presque une décennie, quand les deux garçons s'entraînaient en Floride.

«La grande force de Kei est ses déplacements, ça lui permet de frapper la balle tôt, a expliqué Raonic. Mais en même temps, ça aide aussi son jeu défensif. Vous devez trouver un moyen de contourner ce problème.»