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Les Autochtones rejoignant l'armée sont victimes d'un choc culturel

30/08/2014 03:57 EDT | Actualisé 30/10/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Cpl. Frederic Bouchard, 24, of Quebec, Canada, boards a helicopter at Forward Operating Base Sperwan Ghar with fellow soldiers of the Canadian Army's 1st Battalion Royal 22nd Regiment to begin their journey home Thursday, June 30, 2011 in the Panjwaii district of Kandahar province, Afghanistan. Canadian combat operations will end in July as troops withdraw from the southern region and hand control over to the Americans. Canada will transition to a non-combat training role with up to 950 soldiers and support staff to train Afghan soldiers and cops in areas of the north, west and Kabul. (AP Photo/David Goldman)

OTTAWA - Le passage des petites communautés isolées à des centres urbains plus importants peut être déstabilisant pour les Autochtones joignant les forces armées, révèle un document récemment publié.

Se trouver si loin de leurs familles en a poussé plusieurs aux larmes, révèle une étude interne, tandis que d'autres sont tombés malades en mangeant la nourriture offerte dans les cafétérias.

Le choc culturel découlant du fait de passer de la réserve à la vie de recrue est l'un des plus grands défis auxquels doit faire face l'armée, alors que la Défense fait concurrence à d'autres employeurs pour embaucher des Autochtones, l'un des groupes de main-d'oeuvre affichant la croissance la plus importante au pays.

Les membres des Premières Nations ont été interrogés à propos de la façon dont ils s'habituaient à la vie urbaine après avoir rejoint l'armée. La Presse Canadienne a obtenu une copie des données recueillies.

Certaines nouvelles recrues ont trouvé qu'il était épuisant de gérer leurs horaires et de payer leurs factures. D'autres se sont plaints de la rigueur de la vie militaire, ou d'être passé d'un régime alimentaire comptant du caribou à de la nourriture de cafétéria.

Le sentiment d'avoir perdu le lien avec leur culture était également source d'inquiétude pour plusieurs personnes interrogées.

«Ils ont dit avoir un avis négatif sur la ville, entre autres parce qu'ils se sentaient perdus, déconnectés de leur culture et avaient plus de difficultés à établir des relations de confiance et d'amitié avec des gens de la ville, précise le rapport. Ils croyaient également que la ville est le point centrale des drogues, de l'alcool et de la violence.»

Les Autochtones ont longtemps été sous-représentés au sein de l'armée. Ils ne forment actuellement que 2,3 pour cent des forces régulières et de réserve. La cible est de 3,4 pour cent.

L'étude, réalisée par Recherche et développement pour la défense Canada, visait à aider les Forces canadiennes à améliorer ses programmes existants pour aider les recrues autochtones provenant de communautés isolées à mieux s'adapter à la vie urbaine pendant leur séjour dans l'armée.

Un total de 35 personnes ont participé au sondage, réalisé entre novembre 2012 et avril 2013.

«Certains membres de l'armée ont les même perceptions — peu importe où vous allez, il y a l'idée que les Autochtones sont tous des alcooliques et sont paresseux», a déploré l'un des participants.

Une porte-parole de la Défense a fait savoir que le lieutenant-général Marquis Hainse, le commandant de l'armée, avait été désigné «champion» pour les questions autochtones.

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