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La cigarette électronique sera-t-elle grevée par les organismes réglementaires?

30/08/2014 01:12 EDT | Actualisé 30/10/2014 05:12 EDT
JIM WATSON via Getty Images
This September 25, 2013 photo illustration taken in Washington, DC, shows a woman smoking an 'Blu' e-cigarette (electronical cigarette). The National Association of Attorneys General on September 24, issued a letter urging the US Food and Drug Administration to clamp down on the fast-growing e-cigarette market, saying manufacturers are enticing teenagers to smoke with cartoon characters, television ads and bubble-gum flavors. AFP PHOTO / Jim WATSON (Photo credit should read JIM WATSON/AFP/Getty Images)

Conçues pour simuler le tabagisme, les cigarettes électroniques gagnent toujours en popularité, mais les incertitudes à propos d'éventuelles normes de Santé Canada et de restrictions d'autres agences suscitent des inquiétudes pour l'industrie au Canada.

Selon Phillip Gorham, un analyste en matière de tabac pour la firme américaine Morningstar, la future croissance de l'industrie de la cigarette électronique sera ralentie si les organismes de réglementation décident d'imposer des contrôles similaires à ceux touchant les produits du tabac. Parmi ces mesures, il invoque l'augmentation des prix et taxes, ainsi que des lois restreignant la publicité, l'affichage en magasin et les règles sur la vente.

L'agence onusienne de la santé a réclamé cette semaine que les pays membres interdisent la vente de cigarettes aux mineurs, et rendent illégale son utilisation à l'intérieur jusqu'à ce que davantage de preuves puissent être recueillies à propos des risques, ajoutant que la popularité croissante du produit représentait un dilemme en matière de santé publique.

Au dire du Dr Douglas Bettcher, directeur du département de l'OMS pour la prévention des maladies non contagieuses, la cigarette électronique comporte à la fois des risques et des promesses. Il précise que l'industrie du tabac se présente de plus en plus comme des «partenaires de la santé publique» en prétendant que [la cigarette électronique] fait partie de la solution à la «catastrophe de santé publique qu'elle a créée».

De son côté, Tommaso Di Giovanni, chef des communications sur les produits à risques réduits chez Philip Morris, a critiqué l'OMS pour avoir réclamé une «expulsion de facto des compagnies de tabac du processus démocratique».

«Ce point de vue ignore le fait que l'innovation visant à élaborer et évaluer de véritables solutions aux risques des cigarettes combustibles peut jouer un rôle important en matière de santé publique», a-t-il dit dans un courriel transmis à l'Associated Press.

Selon l'Electronic Cigarette Trade Association of Canada (ECTA), les détaillants membres écoulent de 10 000 $ à 20 000 $ en produits chaque mois. Les cigarettes électroniques, fonctionnant à pile, ne contiennent pas de tabac, mais peuvent être utilisées pour chauffer une solution de nicotine liquide, créant une vapeur que les utilisateurs respirent.

Les cigarettes électroniques vendues sans nicotine peuvent être vendues légalement au Canada, selon Santé Canada. Cependant, si elles sont vendues avec de la nicotine, ou dans des emballages avançant des informations en matière de santé, elles tombent alors sous le coup de la Loi sur les aliments et drogues. Jusqu'à maintenant, aucune cigarette électronique de ce genre n'a été autorisée à la vente.

Les experts en dépendances et les responsables de la santé publique sont divisés à propos de l'usage de la cigarette électronique pour aider à écraser.

Certains affirment que les cigarettes électroniques sont plus sécuritaires que les cigarettes traditionnelles, et pourraient donc sauver des vies. D'autres contestent ce point de vue en estimant plutôt qu'elles peuvent pousser les fumeurs à réduire leur consommation de tabac, mais demeurer dépendant de la nicotine.

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