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Des casques bleus sont faits prisonniers sur le Plateau du Golan, en Syrie

30/08/2014 12:12 EDT | Actualisé 30/10/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Des heurts ont éclaté entre des rebelles syriens liés à al-Qaïda et des casques bleus des Nations unies sur le plateau du Golan, samedi, après que des militants eurent encerclé leur campement, ont annoncé les deux parties, alors que l'organisation internationale risquait d'être davantage attirée dans le conflit.

D'autres casques bleus onusiens ont pu fuir un autre campement aussi encerclé par des rebelles du Font al-Nosra, une filiale d'al-Qaïda, ont-ils précisé.

Ces heurts surviennent après que des groupes rebelles syriens, y compris le Front al-Nosra, se sont emparés du poste-frontière de Quneitra — situé à la frontière entre les sections syrienne et israélienne du Plateau du Golan — mercredi, capturant 44 casques bleus des îles Fiji.

La fusillade a débuté tôt samedi à la base de Rwihana, à environ 2,3 kilomètres de Quneitra, où 40 casques bleus philippins ont été encerclés par des combattants islamistes, a fait savoir l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Le secrétaire philippin de la Défense Voltaire Gazmin a fourni des informations similaires, mais n'a pas nommé le groupe armé.

L'observatoire dit ne pas avoir entendu parler de morts dans les rangs des casques bleus du camp de Rwihana, alors que les combats sporadiques se poursuivaient durant toute la journée. Un porte-parole de l'armée philippine a lui aussi indiqué qu'il n'y avait pas eu de victimes.

Quant aux 35 Philippins du camp de Breiga, ils ont été évacués samedi avec l'aide de casques bleus irlandais s'étant précipités sur place.

Ce bataillon irlandais, qui est formé aux situations d'urgence, a complété l'évacuation samedi matin, a mentionné un responsable militaire. Celui-ci a précisé qu'il n'y avait pas eu de combats, ni de victimes. Les Irlandais auraient aussi évacué une autre base, sans donner plus de détails.

De son côté, l'armée israélienne a fait savoir qu'un certain nombre de casques bleus étaient entrés dans le territoire national.

Il n'était pas immédiatement possible de savoir qui détenait les casques bleus des îles Fiji, bien qu'il est probable que cela soit le Front al-Nosra. Ce groupe a récemment capturé des otages pour les échanger contre des prisonniers détenus en Syrie et au Liban.

La situation des casques bleus, chargés de surveiller l'accord de désengagement conclu en 1974 entre la Syrie et Israël, demeure «très, très fluide», a déclaré vendredi à des journalistes le porte-parole du secrétaire général de l'ONU.

L'ONU a indiqué par communiqué avoir obtenu des assurances, de la part de sources crédibles, que les casques bleus des îles Fiji étaient «sains et saufs».

La mission onusienne dans la région regroupe 1223 soldats des îles Fiji, de l'Inde, de l'Irlande, du Népal, des Pays-Bas et des Philippines.

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