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US Open - Attention, tapage nocturne et... diurne

29/08/2014 04:43 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

Quand un silence quasi-religieux accompagne les échanges à Wimbledon ou Roland Garros, l'US Open est réputé pour son ambiance plus indisciplinée, parfois potache, qui peut taper sur les nerfs des joueurs.

C'est autant son charme que son inconvénient: "L'US Open est un tournoi particulier, tout y est +plus+ qu'ailleurs, plus grand, plus bruyant aussi", concède Jo-Wilfried Tsonga.

"Les Américains adorent le show, les spectateurs sont assez bruyants et comme on joue dans le plus grand central du circuit, c'est parfois surprenant", poursuit le N.1 français qui aime l'énergie de ce tournoi, qui fait d'ailleurs écho à celle de New York.

Avec ses 23.700 places assises et ses impressionnants gradins, le Arthur Ashe Stadium, le nom officiel du Central de Flushing Meadows, est comme une énorme caisse de résonance, survolé à intervalle régulier par des gros porteurs qui décollent de l'aéroport voisin de JFK, le plus important de la métropole new-yorkaise.

Mais le bruit le plus difficile à supporter pour les joueurs et joueuses de l'US Open vient des tribunes.

Habitué aux matches de football américain et base-ball qui durent des heures, le public américain bouge, parle même, pendant les échanges.

L'étiquette n'est pas celle du très strict All England Club de Wimbledon: "C'est différent", admet l'Ecossais Andy Murray, attentif à ne pas froisser ses hôtes.

"On ne voit pas à wimbledon des spectateurs se mettre à danser en tribune comme ici", souligne le vainqueur de l'US Open 2012 et de Wimbledon 2013.

- 'Tais-toi!' -

Stan Wawrinka, lui, a été confronté mercredi soir à un spectateur qui tentait de le déconcentrer avec des cris à un moment crucial de son 2e tour remporté face au Brésilien Thomaz Bellucci 6-3, 6-4, 3-6, 7-6 (7/1).

"Tais-toi!", lui a lancé le Suisse qui a remporté en début d'année l'Open d'Australie.

"En fin de soirée, certains en tribune ont un peu trop bu. J'ai dû leur parler, tout le monde était pris par la tension, cela peut arriver", a temporisé le 4e joueur mondial.

Pas sûr que Simone Bolelli se montre aussi compréhensif: le comportement d'un spectateur lui a peut-être coûté une place au 3e tour.

Alors qu'il menait deux sets à zéro face à l'Espagnol Tommy Robredo, l'Italien a arrêté de jouer quand il a entendu "out", le cri que poussent les juges de ligne pour signifier qu'une balle était hors du terrain.

Sauf que ce "out" a été prononcé par un spectateur et que l'arbitre n'en a pas tenu compte à la grande colère de Bolelli qui a perdu ce point et s'est finalement incliné 5-7, 6-7 (5/7), 6-4, 6-3, 6-2.

"L'arbitre a fait une grosse erreur. Le superviseur du tournoi est venu, mais n'a pris aucune décision. J'ai perdu le set, puis je suis devenu nerveux", a-t-il avancé pour expliquer sa défaite.

Les excès de Flushing Meadows semblent donc contagieux et peuvent brouiller aussi le raisonnement de certains joueurs...

jr/jgu

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