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Tania Pontbriand condamnée à 20 mois de détention pour agression sexuelle sur un élève

29/08/2014 11:23 EDT | Actualisé 29/08/2014 11:23 EDT
Agence QMI

L'ex-enseignante Tania Pontbriand a été condamnée à 20 mois de prison, vendredi, au palais de justice de Gatineau. Elle avait été reconnue coupable en janvier d'avoir agressé sexuellement un adolescent et d'avoir eu des contacts sexuels avec lui alors qu'elle était en position d'autorité.

Mme Pontbriand, qui était très émotive lors du prononcé de la sentence, sera aussi soumise à deux ans de probation, et son nom sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels.

Le juge responsable de l'affaire a affirmé qu'il était important d'envoyer Mme Pontbriand en prison pour livrer le bon message à la société.

Les gens qui confient leur enfant à des enseignants, a-t-il dit, s'attendent à ce que ces derniers ne brisent pas leur confiance et leur enseignent comme il se doit, sans que cela n'entraîne une relation malsaine.

Le magistrat a aussi évoqué les conséquences néfastes de ces agressions sur la victime, qui a été manipulée par Mme Pontbriand. Le jeune homme a fait une dépression, a abandonné l'école, sans compter que l'affaire a compliqué ses relations avec sa mère.

L'avocate de Tania Pontbriand avait demandé une peine de prison dans la communauté, en faisant valoir les préjudices subis par sa cliente en raison de la médiatisation de l'affaire. Elle soulignait aussi qu'elle devait prendre soin de ses deux enfants, puisque cette tâche ne pouvait être confiée aux parents de sa cliente.

Les faits reprochés à l'ex-enseignante sont survenus entre 2002 et 2004, alors qu'elle enseignait l'éducation physique et le leadership dans une école anglophone de Rosemère, dans les Laurentides. Lors des premières relations intimes, Mme Pontbriand avait 32 ans, alors que l'adolescent n'en avait que 15.

Au fil du temps, Mme Pontbriand a eu des centaines de relations sexuelles avec sa victime.

Le jeune homme a gardé le silence pendant quelques années afin, a-t-il expliqué, de ne pas faire de tort à Mme Pontbriand. Il a finalement décidé de porter plainte en 2007.

Le procès a cependant traîné en longueur en raison notamment du retrait du juge François Beaudoin, à l'automne 2011. Il a aussi été déplacé de Saint-Jérôme à Gatineau en raison de sa grande médiatisation.