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Deux frères canadiens de Calgary ont rejoint l'État islamique

29/08/2014 06:11 EDT | Actualisé 29/10/2014 05:12 EDT
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Deux autres jeunes de Calgary se seraient ralliés aux étrangers qui se battent aux côtés de l'État islamique en Irak et en Syrie.

Le cas de ces deux autres Calgariens, révélé par nos collègues de CBC, vient s'ajouter à la liste grandissante de jeunes qui ont quitté la métropole albertaine pour l'Irak et la Syrie.

Les frères Gregory et Collin Gordon se sont récemment convertis à l'islam. Ils se sont fait connaître auprès des membres de la communauté musulmane de Calgary en tant que Abdul Malik et Khalid.

Entre 2011 et 2012, ils partagent un appartement dans l'immeuble où ont habité Damian Clairmont et Salman Ashrafi.

Ce dernier s'est fait exploser en Irak en novembre dernier lors d'un attentat-suicide de l'État islamique, qui a fait 46 morts. Damian Clairmont a été tué en combattant en Syrie plus tôt cette année.

Un autre Calgarien, Farah Shirdon, qui avait pris part à un « groupe d'étude » avec Salman Ashrafi, Damian Clairmont et les frères Gordon, s'est rallié à l'État islamique et aurait été tué dans un combat il y a quelques semaines.

Sur les réseaux sociaux, Collin Gordon se fait appeler Ibrahim Canadi et publie entre autres des photos du chef de l'État islamique Abou Bakr Al-Baghdadi. L'une de ses publications fait l'apologie de la mort du journaliste américain James Foley, disant qu'il s'agit de la perfection dans le domaine du terrorisme.

Selon des sources dans la communauté musulmane de Calgary, les frères Gordon auraient disparu fin 2012. C'est aussi à cette époque que MM. Ashrafi et Clairmont se sont rendus en Syrie.

Dans un communiqué, les parents des deux frères Collin ont assuré qu'ils aimaient leurs enfants et qu'ils s'inquiétaient pour leur sécurité.

La communauté musulmane réagit

Cette situation pousse des membres de la communauté musulmane à réagir.

Mahdi Qasqas, un jeune musulman et psychologue de Calgary, estime que sa communauté doit se mobiliser pour combattre la radicalisation.

« Il y a des signes qui nous indiquent que certains individus suivent ce chemin. C'est pourquoi nous voulons former les travailleurs sociaux. Pour qu'ils puissent faire cesser ce processus. Nous voulons qu'ils soient efficaces », affirme-t-il.

M. Qasqas croit qu'il faut mieux former les membres de la communauté et les intervenants sociaux pour reconnaître les signes de la radicalisation. D'ailleurs, une conférence avec des représentants de la communauté musulmane, des policiers municipaux et la mère d'un jeune mort en Syrie sera organisée dans deux semaines dans la métropole albertaine.


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