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Mondial-2014 messieurs: l'Espagne en épouvantail dans son jardin

28/08/2014 06:52 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

L'Espagne, pays-hôte de la Coupe du monde de basket, fait figure d'épouvantail de la compétition qui s'ouvre samedi sur ses terres, où sa génération dorée espère débouter le favori américain pour viser un deuxième sacre mondial après 2006.

Avec plusieurs stars évoluant en NBA, comme Pau Gasol (34 ans, Chicago Bulls), son frère cadet Marc (29 ans, Memphis Grizzlies) ou José Manuel Calderon (32 ans, New York Knicks), les Espagnols veulent améliorer encore leur épatant bilan de 9 médailles majeures depuis 2001: un Mondial, deux Euros (2009, 2011) et divers podiums dont deux médailles d'argent olympiques (2008, 2012).

Expérience, talent et une raquette redoutable: cette équipe, rebaptisée "ÑBA" par la presse, pourrait bien contrarier les plans des Etats-Unis, grands favoris du Mondial même s'ils sont privés de plusieurs cadors.

"Nous savons que les Etats-Unis ont perdu des joueurs importants mais malgré cela, c'est une grande sélection et elle est favorite", a prévenu le capitaine espagnol, l'arrière Juan Carlos Navarro (34 ans), qui sait pourtant que ses partenaires abordent la compétition en pleine forme.

En huit matches de préparation, les hommes de Juan Antonio Orenga se sont imposés huit fois, avec une marge minimum de sept points d'avance sur leurs adversaires. Tour à tour, le Canada(82-70), l'Angola (79-70), la Turquie deux fois (77-55 puis 70-63), le Sénégal (88-49), la Croatie (82-64), l'Ukraine (71-63) et enfin l'Argentine (86-53) ont cédé sous les assauts de la "Roja".

"Les sensations sont bonnes. Il faut profiter du fait de jouer à la maison", a souligné Navarro. "Il y aura des moments difficiles mais j'espère que nous les surmonterons avec l'aide du public. Le niveau de l'équipe est très bon, avec des joueurs déterminants."

- L'avantage du terrain -

De fait, les trois géants intérieurs que sont Pau Gasol, Serge Ibaka et Marc Gasol sont les principales menaces espagnoles, avec respectivement 15,3, 11,8 et 11,4 points de moyenne pendant la préparation. Leur présence sous les panneaux, leur impact dans la raquette sont des armes de choix qui doivent dégager la voie.

Le point faible de l'Espagne, très relatif, se situe sans doute dans le jeu extérieur où il lui faudra trouver de la constance dans les tirs lointains. Mais des joueurs du calibre de Ricky Rubio (Minnesota Timberwolves) ou Sergio Rodriguez (Real Madrid) sont capables de faire la différence.

L'an dernier, sans Pau Gasol, Ibaka ou Navarro, les Espagnols avaient terminé à la 3e place de l'Euro, battus en demi-finale par la France de Tony Parker, future championne d'Europe.

Cette fois, l'Espagne s'annonce au complet et, à domicile, elle aura l'avantage du terrain dans un pays où le basket est très suivi malgré la prépondérance du football.

Lundi, lors du match de préparation contre l'Argentine, la "Roja" a été applaudie par un supporteur de marque: Felipe VI, le nouveau roi d'Espagne, était présent au bord du parquet pour incarner les attentes des Espagnols. Et le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a prédit que "toute l'Espagne" allait "vibrer" pendant cette Coupe du monde.

"Que les gens soient de notre côté et nous soutiennent est important", a reconnu Juan Carlos Navarro. "Les gens nous respectent beaucoup et nous allons faire de notre mieux. Nous ne voulons pas en garder sous le pied."

jed/dhe

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