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Les armes du Hamas sont "sacrées", refus de désarmer (Mechaal)

28/08/2014 02:23 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Khaled Mechaal, a rejeté jeudi toute tentative qui viserait à désarmer ses combattants dans la bande de Gaza, l'une des exigences d'Israël en vue d'un accord à long terme.

"Les armes de la résistance sont sacrées. Et nous n'accepterons pas qu'elles soient à l'ordre du jour" des prochaines négociations prévues par l'accord de cessez-le-feu, a déclaré M. Mechaal lors d'une conférence de presse à Doha (Qatar) où il vit en exil.

"Cela ne peut faire l'objet de marchandages ou de négociations. Personne ne peut désarmer le Hamas et sa résistance", a-t-il ajouté, défiant ainsi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui pose le désarmement du mouvement islamiste comme préalable à toute solution à long terme.

Un accord de cessez-le-feu est observé depuis mardi entre Israël et les islamistes palestiniens après 50 jours d'une guerre qui a fait plus de 2.140 morts et 11.000 blessés parmi les Gazaouis et 70 morts côté israélien.

Il prévoit notamment l'allègement du blocus de Gaza imposé depuis 2006 par Israël et qui asphyxie les 1,8 million d'habitants de l'enclave palestinienne.

Outre la démilitarisation, la réouverture de l'aéroport et du port maritime de Gaza doivent être discutées au Caire.

"Les armes de la résistance sont la garantie que nos revendications ne seront pas contournées", a affirmé le chef du Hamas.

Khaled Mechaal a également confirmé que Mohammed Deif, chef du bras armé du mouvement, avait réchappé à une tentative israélienne d'élimination au cours de laquelle son épouse et deux enfants ont été tués.

"Mohammed Deif se porte bien, contrairement aux voeux de l'occupation", a-t-il dit, sans donner plus de détails.

Cette guerre à Gaza "est une étape importante sur la voie de la libération et la fin de l'occupation" des territoires palestiniens, a-t-il martelé, ajoutant que son mouvement "n'avait pas obtenu satisfaction sur toutes ses demandes (...) mais sur une partie importante d'entre elles", citant notamment le blocus de Gaza.

Il a, dans ce contexte, pressé les autorités égyptiennes d'ouvrir le point de passage de Rafah. "Il est du devoir de nos frères en Egypte d'ouvrir rapidement Rafah", a-t-il dit, en louant la médiation du Caire dans la conclusion de la trêve.

Selon lui, les combattants palestiniens ont battu en brèche "d'une manière sans précédent l'idée selon laquelle l'armée israélienne est invincible". Avec cette guerre, les insurgés islamistes sont parvenus à créer "un équilibre en vertu duquel la peur et l'insécurité sont partagées".

Khaled Mechaal a réaffirmé l'engagement du Hamas à poursuivre le processus de réconciliation avec l'Autorité palestinienne, assurant "se tenir aux côtés du gouvernement d'union", en place depuis le 2 juin qui, a-t-il dit, peut "exercer toutes ses prérogatives à Gaza comme en Cisjordanie".

Mais il a exclu une visite rapide du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans la bande de Gaza, contrôlée par son mouvement. "Nous attendons les conditions propices" pour une telle visite, a-t-il dit.

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