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Le pétrole sans orientation est quasi inchangé en Asie

28/08/2014 12:05 EDT | Actualisé 27/10/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole étaient quasi stables jeudi en Asie après des chiffres mitigés sur la demande en brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre perdait un cent, à 93,87 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance cédait sept cents, à 102,65 dollars.

Le marché peinait à s'orienter au lendemain de l'annonce par le département américain de l'Energie d'une baisse des réserves de brut ont diminué de 2,1 millions de barils, soit plus que les prévisions des experts (-900.000 barils).

Une baisse des stocks est généralement bien reçue par le marché, car interprétée comme un signe de vigueur de la demande énergétique aux États-Unis.

Mais parallèlement, les réserves de l'important terminal pétrolier de Cushing, où sont entreposés les barils servant de référence aux prix du WTI, ont continué à augmenter.

Au surplus, la production américaine est au plus haut depuis 1986, une abondance de l'offre empêche toute flambée des cours du brut américain.

Du coup, les investisseurs "restent prudents et dans l'attente de nouveaux indicateurs clés pour l'économie américaine", relevait Desmond Chua, analyste chez CMC Markets.

Les chiffres du chômage pour la semaine finissant le 23 août ainsi que les ventes immobilières pour juillet devaient être publiés jeudi, de même que les chiffres révisés du PIB pour le deuxième trimestre.

Selon les prévisions du Bureau du budget du Congrès publiées mercredi, la croissance économique des Etats-Unis devrait s'accélérer en 2015 et 2016.

Le PIB réel, ajusté de l'inflation, ne croîtra pas de plus de 1,5% entre le quatrième trimestre 2013 et le quatrième trimestre 2014. La croissance réelle n'a été que de 0,9% au premier semestre, du fait de l'hiver rigoureux, rappelle le CBO.

Côté géopolitique, "sans résolution en vue dans les crises en Libye, en Irak et en Ukraine, le Brent devrait monter à moyen terme", indiquait Sanjeev Gupta du cabinet EY.

A plus court terme, le fait que l'exploitation du brut a repris en Libye et que les champs pétroliers du sud de l'Irak restent épargnés pour le moment par les violences qui sèment le chaos dans le nord du pays, atténuent néanmoins les craintes sur une possible baisse de l'offre sur le marché mondial.

Mercredi, le baril de "light sweet crude" (WTI) avait grappillé 2 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 93,88 dollars. A Londres, le Brent avait terminé à 102,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 22 cents.

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