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Le pétrole monte à New York, dopé par la croissance américaine

28/08/2014 09:41 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole montaient jeudi à l'ouverture à New York, soutenus par la révision en hausse de la croissance économique américaine, de bon augure pour la demande en brut, sur fond de tensions accrues dans la crise ukrainienne.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en octobre avançait de 60 cents, à 94,48 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché du pétrole était en territoire négatif peu avant l'ouverture jusqu'à ce que les chiffres sur la croissance américaine soient publiés", a remarqué Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Aidée par une augmentation des investissements de la part des entreprises et une meilleure tenue du commerce extérieur, la croissance économique aux Etats-Unis a été révisée en hausse au deuxième trimestre, confirmant un solide rebond après un hiver rigoureux.

Le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 4,2% d'avril à juin, contre 4,0% précédemment.

"Après des inquiétudes sur la demande mondiale pour 2014, cela a redonné des espoirs pour la consommation en brut" du pays le plus gourmand en or noir de la planète, a poursuivi M. Yawger.

Sur le front géopolitique, les opérateurs continuaient par ailleurs à surveiller la dégradation de la situation en Urkaine.

Kiev a demandé jeudi aux Occidentaux une aide militaire "d'envergure" face à l'entrée de troupes russes dans l'Est séparatiste, faisant craindre une guerre ouverte entre la Russie et l'Ukraine.

Selon un haut responsable militaire de l'Otan, plus de mille soldats russes combattent actuellement sur le territoire ukrainien.

Mais, "à l'inverse de ce que l'on pourrait croire, cette situation tend bizarrement à peser sur les prix du pétrole pour l'instant, (car) le marché redoute des tensions accrues sur la Russie" et ses grands groupes énergétiques dont le géant pétrolier Rosneft, a précisé M. Yawger.

D'éventuelles nouvelles mesures contre Moscou étaient jugées néfastes pour l'activité économique en Europe et une baisse de la consommation en énergie.

Le marché continuait par ailleurs de digérer le rapport sur les stocks pétroliers aux États-Unis, publié mercredi par le département américain à l'Énergie (DoE).

Ce rapport a montré une baisse plus forte que prévu des réserves de brut, en raison d'un taux très élevé d'utilisation des raffineries, mais une hausse des stocks de produits distillés et de ceux entreposés au terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre des États-Unis).

En outre, le DoE a indiqué que les États-Unis avaient produit quelque 8,631 millions de barils par jour la semaine dernière, un record depuis octobre 1986, lorsque 8,773 millions de barils par jour avaient été extraits.

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