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Intervention militaire en Syrie contre l'EI : les États-Unis n'ont pas encore de stratégie, dit Barack Obama

28/08/2014 05:28 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT
SAUL LOEB via Getty Images
US President Barack Obama holds a press conference in the Brady Press Briefing Room at the White House in Washington, DC, August 28, 2014. US President Barack Obama on Thursday signalled there would not be immediate US military strikes in Syria, saying that Washington was still developing a strategy on tackling the conflict there. AFP PHOTO / Saul LOEB (Photo credit should read SAUL LOEB/AFP/Getty Images)

Le président Barack Obama a affirmé jeudi que les Etats-Unis n'avaient pas encore de stratégie sur une éventuelle intervention militaire en Syrie contre l'Etat islamique et qu'il ne fallait pas s'attendre à des frappes aériennes à court terme.

"Je ne veux pas mettre la charrue avant les boeufs. Nous n'avons pas encore de stratégie", a affirmé M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "Nous avons besoin d'un projet clair", a-t-il jouté, promettant de consulter le Congrès sur ce sujet.

Le président américain a par ailleurs estimé que les Etats-Unis n'avaient pas à faire de choix entre le régime de Bachar al-Assad d'une part et les jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique d'autre part.

L'administration Obama, qui évoque depuis plusieurs jours de possibles frappes aériennes en Syrie, est dans une position délicate dans la mesure où Washington et Damas se retrouveraient dans ce cas de figure face à un ennemi commun.

"Nous continuerons à soutenir l'opposition modérée car nous devons offrir aux gens en Syrie une alternative à Assad ou l'EI", a poursuivi M. Obama qui a jugé que le dirigeant syrien avait perdu "toute légitimité" sur la scène internationale.

"Je ne vois aucun scénario dans lequel Assad serait capable d'une façon ou d'une autre d'apporter la paix dans une région qui est à majorité sunnite. Il n'a jusqu'ici jamais démontré sa volonté de partager le pouvoir avec eux ou de chercher un accord", a-t-il ajouté.

L'armée américaine a mené une centaine de frappes aériennes dans le nord de l'Irak depuis le 8 août. Ces frappes ont notamment permis à l'armée irakienne et aux forces kurdes de reconquérir le barrage stratégique de Mossoul qui était aux mains des jihadistes.

Pour le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, les jihadistes peuvent être "défaits", à condition qu'ils soient visés également en Syrie et non pas uniquement en Irak.

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