POLITIQUE

Achat de livres : Yves Bolduc exige que les commissions scolaires rétablissent les budgets

28/08/2014 07:25 EDT | Actualisé 28/10/2014 05:12 EDT
PC

Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, exige que les commissions scolaires investissent les mêmes sommes que par les années passées pour acheter de nouveaux livres pour les écoles.

Une nouvelle mesure de reddition de compte sera d'ailleurs spécialement mise en place pour l'achat des ouvrages. Le ministre Bolduc vient de signer une lettre qui sera envoyée à tous les dirigeants des commissions scolaires du Québec pour les mettre au courant. 

Le ministre passe donc de la parole aux actes. Après s'être excusé, mardi, pour ses propos banalisant la baisse du financement pour l'achat de livres pour les établissements scolaires, il avait affirmé qu'il allait demander aux commissions scolaires de rétablir les budgets des bibliothèques.

Cette année, les commissions scolaires doivent investir près de 15 millions dans les livres, selon le cabinet du ministre Bolduc. Elles font toutefois face à des compressions budgétaires de 150 millions de dollars.

Au début de la semaine, la Commission scolaire des Phares, dans le Bas-Saint-Laurent, a par exemple annoncé que son budget pour l'achat des livres sera réduit de près de moitié. Les fonds réservés aux livres passeront de 140 000 $ à 80 000 $, une baisse de près de 45 %.

L'allocation du Ministère pour l'achat de livres en 2014-2015 sera utilisée à cette fin, a expliqué le directeur général de la commission scolaire, Jean-François Parent, mardi. Toutefois, « la portion que les écoles devaient consacrer à cet achat est remise en question en raison des compressions », a-t-il ajoute-t-il.

Le gouvernement Couillard a imposé à la Commission scolaire des Phares des réductions d'un peu plus de 840 000 $ pour l'année en cours, après avoir autorisé le dépôt d'un budget déficitaire de 4 470 000 $.

Les règles du jeu pour l'achat de livres ont changé en 2014, selon l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS).

« Les commissions scolaires devaient investir pour avoir la subvention du Ministère. Les commissions n'avaient donc pas le choix d'acheter des livres. Ce qui est différent cette année, c'est que l'argent est remis [malgré tout] aux commissions scolaires. Certaines font donc des choix », a dit, mardi, la présidente de l'APSDS, Marie-Hélène Charest.

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