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"Usine à bébés" en Thaïlande: l'homme au coeur du scandale est le fils d'un milliardaire japonais (presse)

19/08/2014 02:17 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

Le Japonais de 24 ans soupçonné d'avoir eu une dizaine d'enfants avec des mères porteuses en Thaïlande est le fils aîné d'un milliardaire nippon du monde des télécoms, a rapporté la presse.

Ses mésaventures ont fait chuter à la Bourse de Tokyo l'action de l'entreprise fondée et présidée par son père: le titre de la société Hikari Tsushin, qui gère un réseau de vente de téléphones portables à travers le Japon depuis 1994, ne valait plus que 6.740 yens mardi en clôture, contre 7.610 yens le 7 août, soit un recul de 11,4%.

L'homme a été identifié par l'hebdomadaire Shukan Post comme étant Mitsutoki Shigeta, mais depuis plus d'une semaine circulaient des rumeurs insistantes sur les forums internet en japonais, accompagnées d'une photo de l'individu, apparemment prise au contrôle d'immigration d'un aéroport, et d'une copie de son passeport.

Son père, Yasumitsu Shigeta, 49 ans, s'est classé par le passé au 5e rang des hommes les plus riches du monde avec des biens estimés à 25 milliards de dollars, en incluant ses actions dans Hikari Tsushin. Il est encore aujourd'hui le 11e Japonais le plus fortuné, selon le magazine Forbes.

Mitsutoki, qui a deux frères plus jeunes, détient lui aussi des actions de l'entreprise familiale pour une valeur de 4,8 milliards de yens (34 millions d'euros) et pourrait même en prendre la tête, croit savoir le magazine japonais.

Outre des téléphones portables, Hikari Tsushin vend aussi des appareils bureautiques aux entreprises ainsi que des services de télécommunications et prestations d'assurance.

Mitsutoki Shigeta, qui prétendait élever des dizaines voire des centaines d'enfants, se retrouve au coeur d'un scandale qui a fait les gros titres de la presse au Japon depuis la découverte début août dans un appartement de Bangkok de neuf bébés présumés nés de mères porteuses.

Contactée par l'AFP, une porte-parole de Hikari Tsushin s'est refusée à tout commentaire, se bornant à déclarer que l'homme en question n'est "ni un employé ni un dirigeant" de la société.

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HIKARI TSUSHIN

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