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Roumanie: décès de Dinu Patriciu, l'une des plus grosses fortunes du pays

19/08/2014 06:05 EDT | Actualisé 19/10/2014 05:12 EDT

L'homme d'affaires Dinu Patriciu, fondateur de la première compagnie privée de la Roumanie post-communiste et l'une des plus grosses fortunes du pays, est mort mardi dans un hôpital londonien à l'age de 64 ans, ont rapporté les médias roumains.

Cet architecte de formation avait notamment repris en 1998 le deuxième groupe pétrolier roumain, Rompetrol, qu'il transforma en multinationale basée aux Pays-Bas et opérant dans une dizaine de pays.

En 2005 Rompetrol racheta le premier distributeur indépendant français Dyneff, une opération qui devait doubler son chiffre d'affaires, de 2,5 à 5 milliards de dollars.

Deux ans plus tard M. Patriciu vendait 75% des actions de Rompetrol au groupe kazakh KazMunayGaz pour un montant non dévoilé.

Suite à cette transaction il devenait le Roumain le plus riche, avec des avoirs estimés en 2007 à 3,4 milliards de dollars.

Sa fortune commença à s'effriter après des investissements peu inspirés notamment dans la grande distribution mais selon l'agence Mediafax il détenait encore des propriétés immobilières en Allemagne, en Suède et en Pologne estimées à 1,1 milliard d'euros.

Membre du Parti national libéral (PNL), il avait été élu député à deux reprises, en 1992 puis en 2000.

M. Patriciu avait par ailleurs eu des ennuis avec la justice: en 2006 il avait été renvoyé devant le tribunal de Bucarest pour sept chefs d'accusation, dont fraude, blanchiment et manipulation boursière.

Il était accusé de s'être approprié, entre 1999 et 2001, 85 millions de dollars provenant d'une créance récupérée par Rompetrol auprès de la Libye.

L'homme d'affaires était en outre accusé de manipulation de cours de Bourse et de délit d'initié, pour des agissements remontant à 2004, lors de la mise en bourse des actions Rompetrol.

En 2012 il avait été acquitté en première instance, aux côtés de onze autre personnes, mais le parquet avait fait appel.

Le procès continue à la Cour d'appel de Bucarest où la prochaine audience est prévue le 2 septembre.

mr/fw

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