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La flambée de fièvre Ebola a fait plus de 1200 morts, selon l'OMS

19/08/2014 06:09 EDT | Actualisé 19/10/2014 05:12 EDT

MONROVIA, Libéria - Trois travailleurs libériens de la santé qui ont reçu un traitement expérimental contre le virus d'Ebola semblent prendre du mieux, mais des experts préviennent que l'efficacité du médicament reste encore à démontrer.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme de son côté que la flambée de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest a déjà tué plus de 1200 personnes.

L'agence de santé des Nations Unies estime que le nombre de morts a augmenté à 1229 parmi les 2240 cas signalés en Guinée, au Libéria, au Nigeria et en Sierra Leone. L'OMS note aussi des progrès modestes dans la lutte contre l'épidémie.

Les derniers chiffres publiés mardi comprennent 84 décès supplémentaires parmi les 113 nouveaux cas signalés entre le 14 et le 16 août.

Les trois Libériens ont reçu les dernières doses connues du médicament ZMapp, qui avait déjà été administré à deux Américains et à un Espagnol. L'état de santé des Américains continue à s'améliorer, mais l'Espagnol est décédé.

«Les professionnels de la santé ont indiqué au ministre libérien de l'Information que leurs progrès sont 'remarquables'», a dit le ministère par voie de communiqué, avant d'ajouter que les patients montrent des «signes de rétablissement très positifs».

Les experts ont prévenu que rien ne démontre que le ZMapp, qui n'avait jamais été testé chez des humains auparavant, soit efficace. Même si le médicament est efficace, la firme californienne qui le produit avertit que de nouvelles doses ne seront pas disponibles avant plusieurs mois.

Par ailleurs, les responsables libériens ont révélé que les patients qui ont fui un centre d'isolement attaqués par les résidants d'un bidonville de la capitale, samedi soir, sont maintenant tous revenus.

Le ministre de l'Information, Lewis Brown, a fait savoir mardi que les 17 patients qui manquaient toujours à l'appel se sont rapportés aux autorités et ont été hospitalisés.

Les pillards ont emporté des draps et des matelas souillés de sang, et possiblement infectés, et les responsables craignent que l'attaque n'aide à la propagation du virus dans un bidonville où s'entassent quelque 50 000 personnes.

Le virus d'Ebola se propage par contact avec les fluides corporels d'une personne infectée.

L'OMS a aussi dit mardi, par voie de communiqué, qu'elle constate des signes encourageants ailleurs en Afrique de l'Ouest. En Guinée, par exemple, les habitants de villages qui refusaient auparavant toute aide extérieure commencent à demander des soins médicaux. Le communiqué affirme que la situation est «moins inquiétante» en Guinée qu'elle ne l'est au Libéria et en Sierra Leone, où on retrouve respectivement le plus grand nombre de décès et d'infections.

L'OMS témoigne aussi d'un «optimisme prudent» de pouvoir freiner la propagation de la maladie au Nigeria, où tous les cas recensés à ce jour ont été associés à un seul individu qui est arrivé au pays depuis le Libéria, déjà infecté.

«L'épidémie n'est pas sous contrôle, poursuit le communiqué, en dépit de signes encourageants. Comme de récentes expériences le démontrent, les progrès sont fragiles, et il existe un risque bien réel de voir l'épidémie redémarrer.»

Les fonctionnaires de l'OMS ont averti que les mesures visant à restreindre les voyages dans les zones fortement infectées limitaient l'accès à la nourriture dans de nombreux cas.

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