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Des ONG mettent en garde l'UE contre le risque d'une pensée unique scientifique

19/08/2014 06:07 EDT | Actualisé 19/10/2014 05:12 EDT

Un collectif d'ONG a demandé mardi la suppression du poste de conseiller scientifique de la Commission européenne, actuellement confié à une pro-OGM, y voyant le risque d'une pensée unique et sous influence en matière de science dans l'UE.

Ces ONG, dont Greenpeace, Réseau environnement santé (France) et Alliance pour la prévention du cancer (Royaume-Uni), ont lancé cet appel dans une lettre ouverte au président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui doit succéder cet automne à José Manuel Barroso.

Elles lui demandent d'abolir la fonction de conseiller scientifique en chef (CSC) auprès du président de la Commission européenne, créée par M. Barroso et actuellement assurée par la Britannique Anne Glover.

Maintenir cette fonction "n'est pas le meilleur moyen pour la Commission de garantir l'élaboration de politiques publiques informées par des données scientifiques probantes", mais est "au contraire la source de problèmes supplémentaires", selon le texte. "Les lobbyistes de l'industrie ont compris depuis longtemps que plus l'avis scientifique est concentré dans les mains d'une seule personne, et plus il est facile de la contrôler".

"Il paraît difficile avec un seul CSC (...)de garantir le principe d'un avis scientifique indépendant, objectif et transparent", insistent-elles.

En matière d'OGM, mais aussi de clonage, de pesticides ou de perturbateurs endocriniens, la Commission est régulièrement accusée par les organisations environnementales et de défense du consommateur d'arbitrer en faveur de l'industrie.

Anne Glover, une biologiste nommée en 2012, est la cible de telles critiques pour son soutien déclaré aux organismes génétiquement modifiés. Elle avait notamment qualifié en septembre de "sorte de folie" l'opposition aux OGM.

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