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Les forces irakiennes et kurdes reprennent le barrage de Mossoul

18/08/2014 08:27 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

BAGDAD - Les forces irakiennes et kurdes ont profité de deux jours de frappes aériennes américaines pour reprendre le contrôle du barrage hydroélectrique de Mossoul, qui était tombé entre les mains des militants du groupe extrémiste État islamique il y a deux semaines, a annoncé lundi le président américain Barack Obama.

Le barrage de Mossoul est le plus important de tout le pays.

La reprise du barrage représente une victoire majeure pour les forces irakiennes et kurdes qui combattent les militants islamistes depuis le début des frappes américaines, plus tôt ce mois-ci. Le barrage revêt une grande importance stratégique, puisqu'il alimente une vaste portion du pays en eau potable et en électricité.

Le président a qualifié la reprise du barrage d'«avancée majeure» dans le combat contre l'État islamique.

M. Obama a commencé à préparer les Américains à la perspective d'un engagement militaire à long terme en Irak, avertissant lundi que les opérations dans le pays ne cesseraient pas de sitôt.

Il a insisté pour dire que tout rôle américain serait restreint et ciblé et n'inclurait pas le déploiement à large échelle de forces terrestres. Mais les raids occasionnels, et l'implication de conseillers militaires américains, demeureront réalité sur une longue période.

«Cela prendra du temps», a dit le président en conférence de presse.

«Il y aura beaucoup de défis dans l'avenir. Mais personne ne devrait douter que les forces armées des États-Unis continueront de mener les missions restreintes que j'ai autorisées: protéger notre personnel et nos installations en Irak tant à Erbil qu'à Bagdad, et fournir un soutien humanitaire comme nous l'avons fait sur le mont Sinjar», a-t-il déclaré.

Le contrôle du barrage par le groupe extrémiste aurait pu avoir des conséquences catastrophiques et menacer la sécurité du personnel de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, a dit M. Obama à la Maison-Blanche.

L'État islamique a nié avoir perdu le contrôle des installations.

Un porte-parole de l'armée irakienne, le lieutenant-général Qassim al-Moussawi, avait affirmé plus tôt que le barrage lui-même avait été repris lundi par les combattants kurdes et les forces irakiennes, mais que la partie sud du complexe était toujours le théâtre de combats féroces.

Au moins 170 bombes ont été désamorcées autour du barrage, a-t-il ajouté lors d'une apparition à la télévision, mais plusieurs autres sont toujours en place. Le général al-Moussawi a indiqué que des frappes aériennes ont eu lieu dans la région lundi, sans toutefois préciser si elles étaient américaines.

Le ministère irakien de la Défense affirme de son côté que des frappes aériennes américaines se sont produites.

Un important commandant kurde a indiqué à l'Associated Press lundi, sous le couvert de l'anonymat, que ses hommes s'étaient retirés du barrage lundi après-midi après y avoir découvert de nombreux pièges explosifs.

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