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La police kényane est accusée d'exécutions et d'enlèvements

18/08/2014 01:30 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Des preuves solides démontrent que la police antiterrorisme kényane s'est rendue coupable d'exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées, a déclaré lundi Human Rights Watch.

Le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne dit avoir documenté, entre novembre et juin, au moins dix exécutions et dix disparitions attribuées à la police antiterrorisme.

HRW dit aussi avoir noté 11 incidents de brutalité ou de harcèlement à l'endroit de terroristes présumés.

Des suspects auraient été abattus en public, enlevés de voitures ou de salles de cour, sauvagement battus après leur arrestation et placés en isolement. On leur aurait aussi interdit tout contact avec leurs familles ou leur avocat.

La police antiterrorisme reçoit un appui important et de la formation de la part du Royaume-Uni et des États-Unis.

Un porte-parole de la force policière n'était pas immédiatement disponible pour commenter.

HRW a dénoncé que les États-Unis n'aient pas réduit leur aide au corps policier ou ouvert d'enquête en dépit d'allégations crédibles de crimes.

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