NOUVELLES

Irak : le pape recommande à l'ONU de «stopper l'agression injuste» des djihadistes par une action collective

18/08/2014 01:37 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT
VINCENZO PINTO via Getty Images
Pope Francis gives a press conference aboard the plane carrying them back to Rome at the end of a five-day trip to South-Korea, on August 18, 2014. AFP PHOTO / VINCENZO PINTO (Photo credit should read VINCENZO PINTO/AFP/Getty Images)

Le pape Francois a recommandé de "stopper l'agression injuste" comme celle des jihadistes en Irak, par une action collective de l'ONU et pas à travers une intervention unilatérale, dans une critique implicite des frappes américaines.

Interrogé dans l'avion qui le ramenait de Corée du Sud au sujet des frappes américaines sur les cibles de l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, le pape a répondu : "dans le cas où il y a une agression injuste, il est licite de stopper l'agresseur injuste. Je souligne le verbe : stopper, je ne dis pas bombarder ni faire la guerre". Mais "une seule nation ne peut juger (seule, ndlr) comment arrêter" cette agression, a-t-il ajouté.

"Après la Deuxième Guerre mondiale, on a eu l'idée des Nations unies, c'est là qu'on doit discuter et dire : il y a un agresseur injuste. Comment allons-nous l'arrêter", a poursuivi le souverain pontife argentin.

Et "les moyens avec lesquels on peut arrêter l'agression injuste doivent être évalués", a encore estimé le pape, qui s'est dit heureux de pouvoir exposer exactement sa position.

Selon les observateurs, François reprend l'idée de la légitime défense, notamment en cas de danger de génocide, contenue dans la doctrine catholique. Il a tenu à préciser ses idées après des prises de positions de plusieurs responsables religieux en faveur de frappes ou même d'une intervention terrestre contre l'EI.

Ces déclarations faites en raison des dangers pesant sur les chrétiens et d'autres minorités avaient suscité des questions sur un éventuel changement dans le refus traditionnel de l'Eglise de toute solution par la guerre. L'an dernier, sur le dossier syrien, le pape François avait réaffirmé avec force le postulat que tout est perdu avec la guerre.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.

data-href="https://www.facebook.com/HuffPostQuebec" data-send="truedata-width="570"data-show-faces="false"data-font="arial">



Comment connecter son compte HuffPost à Facebook pour pouvoir commenter?

INOLTRE SU HUFFPOST

Irak/États-Unis en dix dates