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Des frappes aériennes font six morts à Tripoli, en Libye

18/08/2014 12:46 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

CAIRE, Égypte - Au moins six personnes ont été tuées lundi, quand des frappes aériennes de source inconnue ont visé des milices islamistes dans la capitale libyenne, Tripoli.

Le gouvernement a demandé, par voie de communiqué, au chef d'état-major de l'armée et aux renseignements militaires d'élucider ces frappes survenues avant l'aube.

L'attaque ciblait des milices originaires de la ville de Misrata, dans l'est du pays, et leurs alliés islamistes.

On craint toutefois qu'une puissance étrangère comme l'Italie puisse être responsable de ces frappes, puisque la Libye ne disposerait pas d'avions de combat capables de voler la nuit, a dit un ancien colonel de l'armée de l'air libyenne. Le nouveau Parlement libyen a récemment demandé à l'ONU de protéger les populations civiles et de mettre fin aux combats dans la capitale.

L'ambassadeur italien en Libye a déclaré sur les ondes de la télévision locale que son pays n'y est pour rien.

Un milicien originaire de Misrata a dit croire que les avions appartiennent aux forces du général rebelle Khalifa Hifter.

Un porte-parole de l'armée libyenne, Ali al-Shekhli, a plus tard déclaré à la station de télévision al-Naba qu'il s'agissait d'avions de combat «étrangers» et a demandé au gouvernement de réagir à ce qu'il a appeléune «intervention étrangère évidente».

Un communiqué émis par l'attaché de presse du chef d'état-major de l'armée libyenne affirme que les avions ont utilisé des «bombes guidées» dont l'armée ne dispose pas.

L'émissaire sortant de l'ONU en Libye, Tarek Mitri, a nié que l'ONU ait été impliquée. L'Italie et la France ont également nié toute participation.

L'aéroport international de Tripoli a été lourdement endommagé par les milices qui s'en disputent le contrôle depuis quelques semaines. Plusieurs quartiers résidentiels avoisinants ont aussi été touchés.

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