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Nucléaire: l'Iran réaffirme sa volonté de coopérer avec l'AIEA

17/08/2014 05:21 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

L'Iran a réaffirmé dimanche sa "volonté de coopérer" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour faire la transparence sur son programme nucléaire controversé, lors d'une visite à Téhéran du chef de l'agence onusienne, Yukiya Amano.

L'AIEA est chargée de vérifier que l'Iran respecte le gel de ses activités nucléaires sensibles dans le cadre d'un accord intérimaire avec le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine et Allemagne) appliqué depuis janvier. Cet accord intérimaire doit mener à un accord définitif garantissant le caractère exclusivement pacifique du programme iranien, en échange de la levée des sanctions internationales.

Yukiya Amano est arrivé dimanche à Téhéran pour une visite d'une journée afin de "faire progresser le dialogue et la coopération" avec l'Iran, selon l'AIEA.

Il a rencontré dans la matinée le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le président Hassan Rohani. Un entretien avec le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi est également prévu.

M. Zarif a insisté sur la "volonté de la République islamique d'Iran de coopérer avec l'AIEA, seule instance internationale compétente en matière nucléaire", selon l'agence officielle Irna.

Yukiya Amano avait salué en juin les efforts de transparence de l'Iran et le "dialogue substantiel" entamé avec l'AIEA depuis novembre 2013, quand il était venu à Téhéran conclure un accord de coopération.

L'agence avait alors débuté des discussions distinctes visant à obtenir des réponses sur des preuves "crédibles", selon elle, que l'Iran a mené des recherches visant à fabriquer la bombe atomique avant 2003, et peut-être aussi après cette date.

L'Iran dément farouchement tout effort en ce sens, mais le 23 mai, l'AIEA a rapporté que Téhéran avait, pour la première fois depuis 2008, apporté des informations sur la possible dimension militaire de son programme, en particulier sur des essais de détonateurs.

Téhéran doit répondre d'ici le 25 août à une autre série de questions de l'Agence concernant notamment l'expérimentation d'explosifs à grande échelle.

Lors de sa rencontre avec le président Rohani, le chef de l'AIEA a espéré que "cette coopération se poursuivra dans un état d'esprit plus constructif", selon la télévision d'Etat.

"L'objectif de l'agence est d'avancer pas à pas pour régler les questions en suspens et elle ne veut pas faire durer ce processus", a-t-il ajouté.

M. Rohani a répété que "les armes de destruction massive n'ont aucune place dans la doctrine de défense" de l'Iran. Il a souhaité que l'AIEA joue "un rôle plus actif" pour conclure à la transparence du programme nucléaire iranien.

Concernant les discussions avec les grandes puissances, le président iranien a espéré que le groupe des 5+1 "agira de telle sorte qu'il donne la confiance nécessaire au peuple et au parlement iranien pour poursuivre les discussions".

Après six rounds de négociations depuis février, les deux parties semblent avoir rapproché leurs positions, notamment sur le réacteur à eau lourde d'Arak, susceptible de fournir du plutonium pouvant entrer dans la composition de la bombe atomique, et sur une augmentation des inspections des sites nucléaires iraniens.

Mais les divergences demeurent profondes sur les questions clés de la dimension du programme iranien d'enrichissement d'uranium et la levée des sanctions internationales.

L'équipe de négociateurs, menée par M. Zarif, doit également faire face à l'opposition de certains ultra-conservateurs, qui estiment qu'elle a trop cédé face aux grandes puissances.

En juillet, l'accord intérimaire a été prolongé jusqu'au 24 novembre. Les négociations reprendront avant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, qui s'ouvre le 16 septembre.

"Même si on parvient à un accord global dans les négociations avec le 5+1, nous aurons encore besoin de temps pour négocier les détails. Par conséquent, il est improbable d'atteindre un résultat définitif avant le délai de quatre mois", a toutefois déclaré récemment M. Zarif.

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