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Le sac d'une clinique fait craindre le pire aux autorités du Liberia

17/08/2014 11:43 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

MONROVA, Libéria - Le sac d'une clinique fait craindre aux autorités du Libéria que le virus de l'Ebola se propage dans le plus grand bidonville de Monrovia, la capitale du pays.

Des résidants de West Point ont pris d'assaut un centre de quarantaine où logent des malades potentiels. Ils se sont notamment emparés de matelas et des couvertures tachés de sang.

Des résidants du secteur voulaient manifester contre ce cette clinique parce que des patients provenant des autres secteurs de la capitale y sont soignés, a indiqué une adjoint au ministre de la Santé, Tolbert Nyenswah, dimanche. Le nombre de manifestants demeure imprécis pour l'instant.

Selon un officier supérieur de la police, les résidants ont volé des objets vraisemblablement infectés.

La police libérienne est parvenue à rétablir l'ordre à West Point qui compte entre 60 000 et 100 000 habitants. Les autorités de la santé du pays craignent que ce pillage ne favorise la propagation de la maladie à Monrovia.

L'Ebola a tué 1145 personnes en Afrique de l'Ouest, dont 413 au Libéria, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

En Afrique de l'Est, le gouvernement kenyan a décidé d'interdire ses frontière à quiconque venant des pays atteints par la propagation de l'Ebola. L'interdiction entrera en vigueur mardi pour tous les points d'entrée du pays aux gens venant du Sierra Leone, de la Guinée et du Libéria, a annoncé le ministère de la Santé du Kenya. Le Nigeria ne figure pas sur la liste des pays interdits. Toutefois, le Kenya permettra l'entrée de ses ressortissants revenant au pays et aux professionnels de la santé.

A la suite de l'annonce, la compagnie aérienne Kenya Airways a annoncé qu'elle interrompait ses vols en direction du Liberia et du Sierra Leone.

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