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L'Angleterre bat le Canada 21-9 en finale de la CM de rugby féminin

17/08/2014 02:40 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

PARIS - Emily Scarratt a inscrit 16 points, dont un essai déterminant en fin de match, et l'Angleterre a défait le Canada 21-9 dimanche en finale de la Coupe du monde de rugby féminin.

Après que l'Angleterre eut dominé la première demie, le Canada s'est approché à deux points à la suite d'un coup de pied de 39 mètres de Magali Harvey qui réduisait l'écart à 11-9 en milieu de deuxième demie.

Scarratt a toutefois riposté 60 secondes plus tard en réussissant à son tour un coup de pied. Elle a ensuite scellé l'issue de la rencontre en réalisant un essai alors qu'il restait six minutes à écouler au cadran.

«Nous avons eu quelques occasions de marquer des essais, ce qui aurait pu faire la différence, mais nos occasions ratées leur ont donné confiance et elles se sont imposées physiquement», a analysé l'entraîneur-chef du Canada, le Montréalais François Ratier.

«Quand vous obtenez deux belles chances et que vous ne marquez pas, ça devient presque impossible. Ce n'est pas une question de passion ou de coeur. C'est comme ça dans tous les sports, si vous ne profitez pas de vos occasions en finale, l'autre équipe va en profiter.»

Harvey, de Québec, a marqué tous les points des représentantes de l'unifolié. Elle a effectué trois coups de pied et a conclu le tournoi avec 61 points, soit seulement neuf de moins que Scarratt.

C'était la première fois que le Canada participait à la finale de la Coupe du monde. L'Angleterre a décroché son deuxième titre, après avoir terminé deuxième derrière la Nouvelle-Zélande lors des trois tournois précédents.

Après la rencontre, Harvey a été nommée la joueuse de l'année par l'IRB. La capitaine de l'équipe canadienne, Kelly Russell, était également candidate au titre.

«Elle joue à l'aile et c'est son travail de marquer des essais, a rappelé Ratier en parlant de Harvey. Elle est la première à être agacée quand on parle d'elle comme l'étoile de l'équipe parce qu'elle n'a pas l'impression de l'être.»

Cependant, Ratier reconnait la valeur de pouvoir compter sur Harvey comme tête d'affiche de l'équipe, particulièrement dans un sport comme le rugby féminin, qui tente toujours de faire sa place dans le paysage sportif au Canada.

«C'est bon pour la visibilité, c'est bon pour le marketing et la promotion du sport», a-t-il noté.

Harvey et Russell étaient deux des cinq joueuses canadiennes qui faisaient partie de l'équipe qui s'était inclinée devant la Nouvelle-Zélance en finale de la Coupe du monde de rugby à sept en 2013.

Le Canada avait arraché un match nul de 13-13 à l'Angleterre en phase préliminaire, mais cette dernière s'était complètement métamorphosée en première demie dimanche. Les Anglaises ont étroitement marqué Harvey, l'empêchant d'effectuer des percées fulgurantes comme ç'avait été le cas contre le pays-hôte, la France, en demi-finales.

«J'étais heureuse de mon jeu, de la manière dont l'équipe travaillait, a déclaré Harvey. C'est dommage, je n'ai pas été en mesure de me rendre jusqu'au bout et ça n'a pas été suffisant.»

En attaque, les Anglaises ont exploité leur gabarit avantageux pour appliquer beaucoup de pression, effectuant de nombreuses percées jusqu'à la porte des buts des Canadiennes.

«Nous n'avons pas été en mesure de les accoter au niveau physique. Nous avons été l'équipe dominante par moments, mais elles ont été plus constantes», a mentionné Ratier.

«Elles ont gagné certains ballons et nous n'avons pas été en mesure d'attaquer par l'extérieur. Nous l'avons tenté, mais elles ont fait le travail en défensive.»

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