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La FEUQ espère faire des gains sur l'aide financière aux études

17/08/2014 11:58 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ne fait plus du gel des frais de scolarité son principal cheval de bataille, espérant plutôt faire des gains du côté de l'aide financière aux étudiants.

L'indexation des frais de scolarité n'est pas idéale, dit le président de la FEUQ, Jonathan Bouchard, mais «c'est toujours mieux que la possible modulation» qui avait été évoquée brièvement par le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, au début du mois de juillet.

Dans le contexte actuel, la «modernisation» du régime d'aide financière aux études doit être la priorité, a tranché la FEUQ à l'occasion de son 165e congrès en fin de semaine à Montréal.

Le régime n'est tout simplement pas adapté à la situation économique de la population étudiante, a soutenu M. Bouchard, à l'occasion d'une entrevue, dimanche, avec La Presse Canadienne.

La FEUQ estime qu'il y a encore un manque à gagner pour les étudiants qui bénéficient du régime, censé couvrir leurs dépenses en matière de nourriture, de logement et de matériel scolaire.

La Fédération étudiante souhaite à ce sujet faire entendre sa voix lors de l'imposant processus de révision des programmes du gouvernement Couillard. Elle participera au cours des prochains mois à la commission sur la fiscalité et à d'autres rencontres organisées par la Commission de révision des programmes.

Si elle souhaite faire entendre sa voix sur ces tribunes, l'organisation ne cache pas ses craintes quant aux objectifs réels de tout ce processus.

La FEUQ espère «que le gouvernement n'y cherchera pas seulement des moyens pour mettre la hache dans le modèle québécois et ses programmes», a déclaré la Fédération étudiante au terme de son congrès.

M. Bouchard promet que son organisation souhaite contribuer de bonne foi aux discussions.

«Nous allons faire notre travail et nous allons amener des propositions de réinvestissements, mais aussi des idées d'endroits où aller chercher l'argent nécessaire», a-t-il dit.

La Fédération étudiante universitaire du Québec représente 125 000 étudiants dans la province.

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