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Turquie : le parti au pouvoir appuie Davutoglu comme Premier ministre

16/08/2014 10:08 EDT | Actualisé 16/10/2014 05:12 EDT

Le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie soutient à une large majorité la nomination du chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu comme Premier ministre pour succéder au président élu Recep Tayyip Erdogan, a affirmé samedi un quotidien progouvernemental.

Le comité exécutif du parti doit se réunir jeudi pour désigner le successeur de M. Erdogan à qui la loi impose de démissionner de ses postes de chef du parti et de Premier ministre quand il accédera à la présidence le 28 août.

Mais le journal Yeni Safak, proche de l'AKP, a affirmé qu'Erdogan avait déjà organisé un vote des hauts cadres du parti au cours d'une réunion à huis clos.

Les résultats ont montré un soutien écrasant en faveur de M. Davutoglu, depuis 2009 à la tête de la diplomatie turque, en tant que chef du gouvernement et du parti.

Selon le quotidien, "il est maintenant presque certain qu'il sera le prochain Premier ministre".

M. Erdogan avait déjà annoncé que le nom du futur Premier ministre serait connu jeudi à l'issue du bureau exécutif du parti.

Le parti au pouvoir réunira le 27 août un congrès extraordinaire qui sera chargé de nommer officiellement son chef, qui deviendra ensuite Premier ministre.

A la tête du gouvernement depuis 2003, M. Erdogan doit être officiellement investi chef de l'Etat le lendemain, le 28 août, après sa victoire le 10 août (51,8%) dès le premier tour de l'élection présidentielle disputée pour la première fois au suffrage universel direct.

Sitôt investi des fonctions de chef de l'Etat, le nouveau président, qui succède à son compagnon de route Abdullah Gül, devrait nommer officiellement le nouveau chef de l'AKP à la tête du gouvernement.

Agé de 60 ans, M. Erdogan s'est engagé à renforcer les prérogatives de chef de l'Etat, un poste largement protocolaire, pour garder les rênes du pays, s'attirant les critiques de l'opposition qui dénonce sa dérive autocratique.

Selon la presse turque, lors de la réunion de l'AKP, il a déclaré pour la première fois clairement qu'il exercerait tous les pouvoirs attachés à sa fonction, y compris ceux qui n'avaient pas été utilisés par ses prédécesseurs.

"Je n'agirai pas en dehors de la Constitution mais j'exercerai tous les pouvoirs accordés par la Constitution", a dit M. Erdogan, cité par le quotidien Milliyet.

Il a insisté: "les vieilles règles ne s'imposent pas à nous. Nous devons fixer de nouvelles règles pour une nouvelle Turquie".

Le président élu a aussi affirmé qu'il continuerait à surveiller le travail de l'AKP. "Je vous aurai à l'oeil", a-t-il averti.

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