NOUVELLES

Parc de loisirs en Crimée : pas d'impact des sanctions visant l'investisseur russe (promoteurs français)

16/08/2014 08:22 EDT | Actualisé 16/10/2014 05:12 EDT

Les promoteurs français du projet de parc de loisirs en Crimée ont jugé samedi que les sanctions européennes visant l'investisseur russe, un proche du président Vladimir Poutine, n'auraient pas d'impact.

Un accord prévoyant la création de deux versions inspirées du célèbre parc de loisirs français du Puy du Fou en Vendée (ouest), dont les spectacles historiques ont une renommée internationale, l'une à Moscou et l'autre en Crimée - une région d'Ukraine rattachée en mars à la Russie -, a été signé, a indiqué vendredi le consortium Puy Du Fou International.

Mais Konstantin Malofeev, homme d'affaires russe qui investira environ 420 millions d'euros dans les deux parc consacrés à l'histoire russe, fait partie des proches du président Poutine visés par les sanctions européennes car il aurait financé des séparatistes prorusses.

Selon le fondateur du Puy du Fou, l'ancien député français Philippe de Villiers, qui affirme travailler sur ce projet depuis trois ans, les sanctions visant Konstantin Malofeev n'auront aucune conséquence sur le projet des deux parcs "Tsargrad".

Les sanctions européennes concernant "mon ami" Konstantin Malofeev, un "homme responsable", "ne sont fondées que sur un délit d'opinion, on lui reproche des déclarations sur son amour de la Russie, l'Union européenne est revenue au temps de la Terreur", a estimé Philippe de Villiers. "Et les insinuations derrière ces sanctions sont de pures calomnies", a ajouté l'ex-député.

Son fils Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, juge que pour que les sanctions aient un impact, "il faudrait que l'UE sanctionne le Puy du Fou et c'est impensable car nous allons créer des emplois en France et contribuer au rayonnement de la France".

- Poutine, "un grand chef d'Etat", selon Villiers -

Philippe de Villiers, qui a dirigé le Mouvement pour la France (MPF, droite souverainiste), n'a jamais caché son admiration pour Vladimir Poutine, qu'il a rencontré jeudi en Crimée.

"C'est un grand chef d'Etat, un patriote, il ne veut pas des Femen (des militantes féministes) , ça ne me dérange pas , il ne veut pas de l'Otan, ça ne me dérange pas (...). Je suis prêt à échanger (François) Hollande plus (Nicolas) Sarkozy contre Poutine. Pour la France", a-t-il estimé sur la radio France Info.

Avec 1,74 million de visiteurs, le Puy du Fou - succès imprévu du mariage de l'Histoire et du spectacle - s'est hissé en 2013 à la 2e place des parcs à thème en France, derrière Disneyland Paris.

Le rattachement de la Crimée à la Russie, à l'issue d'un référendum contesté en mars, survenu après l'arrivée au pouvoir d'autorités pro-occidentales à Kiev, est à l'origine de la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

La France, comme l'Union européenne, ne reconnaît ni les résultats de ce référendum, ni le passage de la Crimée sous souveraineté russe.

Péninsule russophone du sud de l'Ukraine, la Crimée, conquise au XVIIIe siècle par la Russie sur les Turcs, faisait partie de la Russie sous l'URSS avant d'être rattachée à l'Ukraine en 1954 par Nikita Khrouchtchev.

am-cgd/thm/bds

PLUS:hp