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V télé: Maripier Morin dans la cour des grands

16/08/2014 08:25 EDT | Actualisé 16/08/2014 08:26 EDT
V

l est loin, le temps d’Occupation double, pour Maripier Morin. La jeune femme de 28 ans n’est plus la gamine insouciante qui a probablement donné quelques cheveux gris à ses colocataires de la téléréalité de TVA, en 2006. La tête d’affiche de V s’apprête à passer dans la cour des grands cet automne, alors qu’elle sera aux commandes du magazine quotidien Ménage à trois, avec Patrick Langlois, puis, à l’hiver 2015, de la version québécoise de Shopping Monsters, un concept américain articulé autour du magasinage. De son propre aveu, elle n’a désormais «plus le choix» de se considérer comme une animatrice.

«Par respect pour la station et les gens qui croient en moi, comme Nathalie Brigitte Bustos, la directrice de la programmation, et Maxime Rémillard, le président, qui me donnent des chances, qui croient en moi… Je n’ai pas le choix de leur donner raison! Mon syndrome de l’imposteur s’évapore tranquillement», admet la principale intéressée.

Mais Maripier ne récolte aujourd’hui que le fruit de ses efforts. En entrevue avec le Huffington Post Québec, il y a quelques semaines, Nathalie Brigitte Bustos louangeait le travail de sa jeune protégée, affirmant que celle-ci avait largement «fait ses devoirs», depuis son arrivée à V, il y a quelques années, et méritait qu’on lui donne de telles opportunités.

«Je suis née à TVA, mais j’ai grandi à V, illustre Maripier. Je suis partie d’une émission sur le web, et V y est allé par essai et erreur avec moi, pour voir où je serais bonne. J’ai eu des chroniques avec Jean-François Mercier, à Un gars le soir, puis à C’est extra. J’ai fait des remplacements à V Express, le matin. Puis, District V est arrivé. Quand Herby (Moreau) m’a engagée pour District V, il m’a demandé si je parlais anglais. J’ai dit : «Oui, oui, je suis full bilingue!» En réalité, ça faisait un an que je sortais avec mon chum et je parlais comme une vache espagnole. Ma compréhension n’était pas encore très bonne. J’ai menti, parce que c’était mon job de rêve.»

«Mais j’ai été tellement bien accompagnée, continue-t-elle. Je pense que mon évolution s’est faite naturellement et graduellement. Chez V, ils auraient pu me tasser parce que ça n’allait pas assez vite. Au début, à Ça commence bien, j’étais une vraie catastrophe ambulante! Je faisais des «euh» de neuf secondes à la caméra, je ne savais pas mes noms, j’étais dissipée. Aujourd’hui, je vois la chance qu’on m’a donnée et la patience qu’ils ont eue. Ils ont vu l’énergie que je mettais là-dedans, que je prenais ça au sérieux, que j’avais beaucoup de rigueur et une discipline en béton. Dans les deux dernières années, je n’avais qu’un seul but : m’améliorer.»

Un Ménage à trois

Dans quelques semaines, Maripier sera, avec son bon ami Patrick Langlois, à la tête d’un Ménage à trois. Du lundi au vendredi, entre 10h et 11h, le tandem accueillera un invité et tracera un portrait de ses passions et de ses goûts en matière de culture. Mais ne vous attendez pas à des entrevues traditionnelles, sagement menées. La rencontre sera divisée en segments ; on espère qu’à chaque jour, l’un d’eux retienne l’attention, et que l’extrait devienne viral sur les réseaux sociaux. «Ça ne sera pas de la télé comme on est habitués d’en faire, au Québec, lance Maripier. On va se mettre au défi, se challenger, et on veut que les gens soient prêts à se mettre en danger.»

Patrick et Maripier établiront leurs quartiers dans les studios de MusiquePlus, dans un faux appartement, dressé entre les décors de Ça commence bien et Au-delà du clip, autre nouveauté que pilotera Marie-Ève Janvier sur le coup de 11h. Les trois rendez-vous étant produits par la boîte Datsit Studios, le terrain de jeu des hôtes de Ménage à trois sera vaste.

«Si j’ai envie d’aller m’évacher sur le sofa de Ça commence bien, je pourrai y aller, avance Maripier. Ça ne sera pas juste un décor statique avec une table et deux chaises. On va pouvoir aller dehors si on en a envie. D’avoir une telle latitude, une telle liberté, c’est extraordinaire!»

Maripier se montre mystérieuse lorsqu’on s’enquiert de l’identité de la première personnalité qui leur rendra visite, à son acolyte et elle, pour briser la glace, le 8 septembre. Elle ne consent qu’à révéler qu’il s’agit «soit d’un humoriste, soit d’un très jeune acteur, très talentueux». Tout peut encore changer. La moitié féminine de Ménage à trois ne souhaite par ailleurs pas recevoir seulement des artistes sur son plateau. Elle suggère à voix haute les noms de Denis Coderre, Marc Bergevin, Normand Laprise et Alexandre Bilodeau pour détailler à quel point ses horizons seront étendus.

Autre bonheur pour Maripier : faire équipe avec Patrick Langlois pour ce premier grand saut comme animatrice. Les deux complices se connaissent depuis très longtemps et ont notamment collaboré ensemble à Ça commence bien.

«Pat et moi, on a développé une chimie à l’écran. On a vraiment une relation frère-sœur. Certaines journées, je lui dévisserais la tête, il me tape sur les nerfs, il m’énerve, je l’embarrerais dans un garde robe et je jetterais la clé dans le fleuve Saint-Laurent et, à d’autres moments, je ne peux pas imaginer ma vie sans lui. J’ai deux frères, et lui, il est mon frère d’adoption.»

Un souper presque parfait, version magasinage

Et ce n’est là qu’un apéritif. Après Noël, Maripier sera aussi la vedette de Shopping Monsters (le titre français demeure encore à trouver), une formule dédiée aux adeptes de magasinage, à peu près calquée sur celle d’Un souper presque parfait. Une heure par semaine, la jeune carte de mode guidera cinq filles qui devront se concocter un look à partir d’un thème donné dans une séance de shopping. Elles se jugeront ensuite l’une et l’autre, et Maripier déterminera la gagnante. Une voix hors-champ pimentera l’ensemble de commentaires humoristiques. Honorée, Maripier spécifie que V a fait l’achat du format Shopping Monsters spécialement pour elle.

Avec tous les défis qui se succèdent sur son chemin, la brunette peut remercier le ciel que son amoureux, le joueur de hockey Brandon Prust, ait été appelé dans la métropole en 2012 pour joindre le Canadien. Il reste encore deux ans au contrat de l’ailier avec la Sainte-Flanelle. Après, Dieu seul sait où il se retrouvera.

«Mais, quand tu es joueur de hockey, tu peux te faire échanger n’importe quand, précise Maripier, qui fréquente Prust depuis quatre ans. On touche du bois. C’est sûr que ça simplifie énormément mon quotidien qu’il soit à Montréal, et on aimerait qu’il reste ici jusqu’à la fin de sa carrière. Il aime Montréal et il a la faveur du public, les gens voient qu’il travaille fort. Mais… Who Knows ? On est toujours à la merci des transactions qui peuvent survenir.»

Maripier Morin a lancé plus tôt cette semaine sa gamme de prêts-à-boire, UNIK. Lisez l’article à ce sujet dans la section Art de vivre du Huffington Post Québec.

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