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L'armée américaine mène neuf autres frappes dans le nord de l'Irak

16/08/2014 02:36 EDT | Actualisé 16/10/2014 05:12 EDT

ERBIL, Irak - Des avions de chasse et des drones américains ont mené des frappes contre les extrémistes de l'État islamique près de la ville irakienne d'Erbil et du barrage de Mossoul, ont annoncé des responsables américains samedi.

Dans un communiqué, le Commandement central des États-Unis affirme que les frappes de samedi dans le nord de l'Irak visaient à appuyer les efforts humanitaires dans la région et à protéger les installations et le personnel américain.

Le Commandement central a indiqué que neuf frappes avaient détruit ou endommagé quatre véhicules blindés de transport de troupes, sept véhicules armés, deux véhicules tout-terrain Humvee et un véhicule blindé.

Les jihadistes de l'État islamique ont pris le contrôle du barrage hydroélectrique de Mossoul, le plus important d'Irak, au début du mois d'août.

Les États-Unis ont commencé à mener des frappes aériennes contre l'État islamique la semaine dernière afin de prévenir le massacre de dizaines de milliers de membres de la minorité yézidie réfugiés dans les montagnes du nord du pays.

Des dirigeants de la minorité ont affirmé, samedi, que les extrémistes avaient tué 80 hommes yézidis et enlevé des femmes et des enfants la veille dans le village de Kocho.

Les extrémistes avaient entouré le village il y a 12 jours, demandant aux Yézidis de se convertir ou de mourir. Vendredi, les jihadistes ont emmené les hommes à part en groupes de quelques douzaines et les ont abattus à l'aide de fusils d'assaut en bordure du village, a raconté un homme blessé qui a survécu au massacre en faisant le mort.

Les soldats ont ensuite circulé autour des corps, achevant au pistolet tous ceux qui semblaient toujours en vie, a expliqué l'homme de 42 ans à l'Associated Press par téléphone. Il a parlé sous le couvert de l'anonymat à partir du lieu où il était caché, craignant pour sa sécurité.

«Ils pensaient que nous étions morts et quand ils sont partis, nous avons pris la fuite. Nous nous sommes cachés dans une vallée jusqu'à l'arrivée de la nuit et nous sommes alors partis vers les montagnes», a-t-il raconté.

Un législateur yézidi, un responsable de la sécurité kurde et un dirigeant irakien installés tout près dans la ville de Sinjar ont raconté des histoires similaires, déclarant que des combattants de l'État islamique avaient massacré plusieurs hommes yézidis vendredi après-midi après avoir pris le contrôle de Kocho.

Ils ont tous tiré leurs informations des récits de survivants et ont averti que la minorité yézidie était toujours en danger malgré l'intervention américaine.

Le législateur yézidi a expliqué que les résidants de Kocho avaient été sommés de se convertir à l'islam ou de mourir. «Quand les résidants ont refusé, ils ont été massacrés», a-t-il expliqué.

Un porte-parole des forces kurdes a indiqué que les jihadistes avaient transporté les femmes et les enfants de Kocho à Tall Afar, une ville du secteur contrôlée par l'État islamique.

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