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Ebola: des lits sont ajoutés pour les malades, et les avions se font rares

16/08/2014 02:39 EDT | Actualisé 16/10/2014 05:12 EDT

MONROVIA, Liberia - Les autorités du Liberia ont installé de nouveaux centres de traitement contre l'Ebola dans la capitale, samedi, pour traiter un plus grand nombre de patients, tandis que deux transporteurs aériens supplémentaires ont annoncé qu'ils mettaient fin aux vols vers les capitales du Liberia et de la Sierra Leone, alors que la crise s'aggrave.

Kenya Airways et le transporteur régional Gambia Birn ont rejoint plusieurs autres compagnies qui ont temporairement suspendu leurs vols pour éviter de propager la maladie au-delà des quatre pays directement affectés en Afrique de l'Ouest.

Les vols de Kenya Airways prendront fin à minuit, mardi, a fait savoir Titus Naikuni, le président de l'entreprise. La décision a été prise en accord avec le ministère de la Santé du pays, a-t-il précisé. De son côté, Gambia Bird a dit avoir cessé ses liaisons en direction de la Sierra Leone, du Liberia et du Nigeria.

Selon des experts en santé, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest pourrait se prolonger pendant encore six mois. Au moins 1145 personnes sont mortes au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée et au Nigeria, et cela pourrait «largement sous-estimer l'ampleur de l'éclosion», a fait savoir l'Organisation mondiale de la santé. De nouvelles données publiées vendredi démontrent que le Liberia a désormais enregistré plus de décès — 413 — que tous les autres pays touchés.

Samedi, un nouveau centre de traitement contre l'Ebola, récemment agrandi pour le faire passer à une capacité de 34 lits, a été ouvert dans un hôpital de Monrovia. Le sous-ministre de la Santé Tolbert Nyenswah a indiqué à l'Associated Press que le nouveau centre «commencera à accueillir des patients [samedi soir] ou lundi».

Un autre centre de traitement dans les faubourgs de Monrovia est passé de 80 à 120 lits, et devrait éventuellement pouvoir accueillir 300 patients.

L'isolement des patients atteints de l'Ebola est essentiel pour ralentir la progression de la maladie, les personnes infectées pouvant transmettre le virus par leurs fluides corporels. Il n'existe aucun traitement ou vaccin homologué contre la maladie, qui a tué au moins la moitié des victimes cette année.

Le personnel médical soignant les malades sur la ligne de front est le plus touché. Le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a déclaré vendredi à la presse que son pays avait perdu deux médecins importants et 32 infirmières.

«Nous avons besoins de cliniciens spécialisés et d'expertise, et voilà pourquoi nous en appelons à la communauté internationale pour une réponse améliorée dans notre lutte contre l'Ebola», a-t-il dit.

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