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Un Canadien aurait été tué en combattant dans les rangs des extrémistes en Irak

15/08/2014 06:25 EDT | Actualisé 15/10/2014 05:12 EDT

CALGARY - Le ministère des Affaires étrangères affirme qu'il est au courant des informations selon lesquelles un Canadien aurait été tué en Irak, mais refuse de confirmer.

Le réseau anglais de Radio-Canada a rapporté vendredi qu'il s'agissait de Farah Mohamed Shirdon, un ancien résidant de Calgary qui se serait radicalisé au Canada avant de se rendre au Moyen-Orient pour combattre avec les extrémistes de l'État islamique.

CBC cite plusieurs médias qui affirment que l'homme a été tué en Irak.

«Nous sommes au courant des informations indiquant qu'un Canadien a été tué en Irak. Nous suivons la situation de près», a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Bruno Villeneuve.

Plus tôt cette année, CBC avait diffusé une vidéo de propagande montrant Farah Mohamed Shirdon qui brûlait son passeport canadien et menaçait le président des États-Unis, Barack Obama.

Un imam bien connu de Calgary pense que le Canadien a subi un «lavage de cerveau» et craint que sa mort alléguée n'incite d'autres jeunes radicalisés à suivre son exemple.

«Je crois effectivement que cela crée une attirance pour ceux qui sont déjà arrivés à la limite et qui éprouvent des sentiments extrémistes par rapport aux musulmans plus modérés, et c'est pourquoi tout cela est très inquiétant», a déclaré l'imam Syed Soharwardy, du Conseil islamique suprême du Canada.

L'imam a indiqué qu'il ne connaissait pas personnellement Farah Mohamed Shirdon, mais qu'il l'avait déjà aperçu dans certains événements organisés à Calgary.

M. Soharwardy s'inquiète de voir que plusieurs jeunes musulmans canadiens se laissent influencer par des gens qu'il qualifie de «fanatiques».

«Ils ne comprennent pas que l'islam n'approuve pas les actions de ce genre... Ce n'est pas du martyre, c'est du fanatisme, du terrorisme», a-t-il dit.

«Ces fanatiques, ils ont la liberté de prêcher ici, ils ont la liberté de travailler, de visiter les communautés et de parler aux jeunes garçons, et personne ne les arrête. Il est assez dérangeant que ces jeunes se fassent laver le cerveau ici même au Canada.»

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